Publié le 29 juil. 2026
Chaque été, vous entendez parler des « algues bleues », responsables de l’interdiction de baignade sur de nombreux points d’eau en France. Mais quelles sont ces algues et pourquoi entraînent-elles souvent la fermeture de bases de loisirs, d’étangs et de lacs ? Découvrez les conséquences de leur prolifération sur la santé humaine et les milieux aquatiques.
Les cyanobactéries, ou « algues bleues », sont des micro-organismes de formes et de tailles variées (unicellulaires, coloniales, filamenteuses). Leur nom se compose de deux terminologies : « cyano », en référence à la couleur du pigment qu’elles produisent, allant du cyan au vert (couleur bleutée), et « bactéries », en raison de leur forme qui s’apparente à celle des bactéries.
Lorsque les conditions environnementales leur sont favorables, elles peuvent proliférer de manière massive et rapide. On parle alors d’efflorescences ou de « bloom », caractérisées par un développement à la surface de l’eau ou en profondeur.
Les cyanobactéries se développent lorsque les conditions environnementales leur sont favorables. Leur cocktail estival favori : des eaux chaudes, peu profondes (étangs, mares…), avec peu de mouvements et riches en azote et en phosphore.
Ces deux éléments chimiques, lorsqu’ils sont présents dans l’eau, peuvent être liés à l’activité humaine : point d’eau en aval d’une zone d’épandage, rejets industriels ou encore nourrissage de poissons lors d’activités de pêche.
Capables de réaliser la photosynthèse, ces bactéries se nourrissent des nutriments présents dans l’eau et peuvent se déplacer dans le point d’eau où elles prolifèrent. Elles sont repérables en surface ou en bord de rive grâce à leur couleur bleutée.
Les cyanobactéries peuvent être dangereuses à deux niveaux :
Aujourd’hui, une centaine de toxines différentes ont été identifiées. Elles peuvent être à l’origine de maladies neurologiques, hépatiques (touchant le foie) ou dermatologiques (touchant la peau).
L'analyse des cyanobactéries s'effectue en deux étapes.
Des techniciens habilités réalisent tout d'abord les prélèvements en observant la zone de baignade, l'environnement global, l'aspect général du plan d'eau ainsi que les éventuels changements de couleur ou la présence de matières flottantes. Des mesures sont également effectuées sur site : température de l'eau et de l'air, ainsi que transparence de l'eau.
Les prélèvements sont réalisés en plusieurs points de la zone de baignade à l'aide d'un tube spécifique permettant d'échantillonner l'eau de la surface jusqu'à un mètre de profondeur.
Les échantillons sont ensuite analysés au microscope dans nos laboratoires afin d'identifier et de dénombrer les cyanobactéries. Si le seuil réglementaire est dépassé, une recherche de toxines est réalisée. En cas de dépassement des seuils réglementaires en toxines, l'Agence Régionale de Santé (ARS) prend le relais auprès du gestionnaire de la baignade et peut préconiser une interdiction, qui sera notifiée, le cas échéant, par arrêté préfectoral.
Les laboratoires TERANA sont accrédités COFRAC pour le prélèvement et l’analyse des cyanobactéries. Cette reconnaissance garantit la compétence de nos équipes et la fiabilité des résultats obtenus dans le cadre du suivi de la qualité des eaux.
Pour en savoir plus sur les analyses de cyanobactéries (qui peuvent être réalisées pour les structures publiques, privées comme pour les particuliers), contactez-nous.