Contrôle de la qualité de l'eau des piscines : ce qui change à partir de 2027

Contrôle de la qualité de l'eau des piscines : ce qui change à partir de 2027

Publié le 15 juil. 2026

La réglementation relative à la surveillance de la qualité des eaux de piscines ouvertes au public évolue. Le décret n° 2026-118 du 20 février 2026 et l'arrêté du 23 juin 2026 viennent préciser les nouvelles modalités de surveillance qui entreront en vigueur à compter de 2027.

Cette évolution confie davantage de responsabilités aux exploitants, qui devront désormais organiser eux-mêmes la surveillance réglementaire de leurs installations afin de garantir une eau conforme aux exigences du Code de la santé publique.

Une responsabilité renforcée pour les exploitants

La qualité de l'eau des piscines constitue un enjeu majeur de santé publique. Afin de protéger les baigneurs, le Code de la santé publique impose déjà aux exploitants de maintenir en permanence une eau répondant à des exigences physico-chimiques et microbiologiques.

Jusqu'à présent, le contrôle réglementaire reposait en grande partie sur les Agences régionales de santé (ARS), qui programmaient les contrôles officiels réalisés par des laboratoires agréés.

À partir de 2027, l'organisation évolue : la personne responsable de la piscine devra définir et mettre en œuvre son programme de surveillance réglementaire, dans les conditions fixées par le décret du 20 février 2026 et l'arrêté du 23 juin 2026.

Cette évolution concerne l'ensemble des piscines ouvertes au public : piscines municipales, centres aquatiques, hôtels, campings, établissements de santé ou encore résidences de tourisme.

Une surveillance encadrée par la réglementation

Le nouveau dispositif ne modifie pas les objectifs sanitaires, mais l'organisation de la surveillance.

Les exploitants devront notamment :

  • définir un programme analytique conforme à la réglementation ;
  • faire réaliser les prélèvements par un laboratoire agréé et accrédité ;
  • faire effectuer les analyses réglementaires par un laboratoire agréé et accrédité ;
  • vérifier la conformité des résultats au regard des seuils réglementaires et mettre en œuvre les actions correctives nécessaires en cas de non-conformité.

Les contrôles continueront de porter sur les paramètres physico-chimiques (pH, chlore, acide isocyanurique...) ainsi que sur les principaux paramètres microbiologiques, notamment Escherichia coli, les entérocoques, Pseudomonas aeruginosa ou encore les staphylocoques.

La fréquence des analyses restera adaptée au type d'établissement et aux caractéristiques de l'installation, conformément aux dispositions réglementaires.

Une évolution qui invite à anticiper

Même si ces nouvelles dispositions n'entreront en vigueur qu'en 2027, elles invitent les exploitants à préparer dès aujourd'hui leur future organisation.

Identifier un laboratoire agréé, définir les modalités de prélèvement, planifier les campagnes d'analyses et intégrer ces nouvelles obligations dans le fonctionnement de l'établissement sont autant d'étapes qui permettront d'aborder sereinement cette évolution réglementaire.

TERANA, un partenaire public au service des territoires

En tant que laboratoire public, TERANA accompagne depuis de nombreuses années les collectivités et les gestionnaires de piscines dans le contrôle de la qualité des eaux de baignade.

Nos laboratoires sont agréés par les ministères de la Santé et de l'Environnement et accrédités COFRAC pour la réalisation des analyses réglementaires.

Au-delà de notre expertise analytique, nous partageons avec les collectivités les valeurs du service public : impartialité, proximité, réactivité et accompagnement.

Dans le cadre de cette évolution réglementaire, TERANA reste un partenaire privilégié des exploitants pour les aider à mettre en œuvre une surveillance conforme, fiable et adaptée aux spécificités de leurs installations.