Publié le 16 févr. 2026
Le lièvre occupe une place particulière dans le patrimoine cynégétique français et européen. Gibier emblématique, il est très apprécié des chasseurs pour sa ruse, sa vitesse et les traditions qui entourent sa traque. Cependant, sa chasse n’est pas sans risques pour la santé. En effet, certaines maladies appelées zoonoses, peuvent être transmises à l’homme lors de la manipulation ou de la consommation de gibier.
« C’est grâce à cette épidémio-surveillance que nos laboratoires s’inscrivent pleinement dans leur mission de service public : protéger les populations des épidémies animales et préserver la santé des consommateurs. » Guillaume Mosnier, directeur développement santé animale
La tularémie : une maladie infectieuse bactérienne, très connue chez le lièvre. Elle sévit dans les régions froides et tempérée de l’hémisphère nord tout au long de l’année, mais est plus fréquente au début de la saison de chasse. Elle se transmet par contact direct avec le sang ou tissus des animaux infectés, par ingestion de viande contaminée mal cuite ou par piqure de tiques.
La brucellose : une maladie infectieuse bactérienne qui n’est pas rare chez le lièvre. L’espèce responsable est la Brucella. Elle se transmet principalement par voie digestive lors d’ingestion de viande contaminée ou par contact direct avec les liquides biologiques issus des animaux infectés.
La yersiniose et la pasteurellose : deux maladies infectieuses également bactériennes. Elles se transmettent par voie digestive lors de consommation de viande contaminée mal cuite.
D’autres maladies zoonotiques rares mais possible chez le lièvre : salmonellose, colibacillose, staphylococcose, botulisme, listériose...etc.
« Mettre quelques équipements de protection individuelle lors du dépouillement et d’éviscération permet de ne pas se souiller, comme une paire de gants et un masque. » nous explique Hadjila Yanes, vétérinaire au laboratoire TERANA Loire.
Également, cuire la viande à cœur et se laver soigneusement les mains après manipulation.
En cas de présence de lésion suspecte, il est recommandé de prendre contact avec la fédération des chasseurs pour un éventuel transport du cadavre au laboratoire vétérinaire de proximité pour un examen nécropsique (autopsie). Le cadavre doit être conservé au frais jusqu’à son transport au laboratoire dans un colis à triples emballage bien identifié, idéalement double sac et carton.
Surveiller l’apparition de fièvre ou de symptômes dans les jours qui suivent la chasse est également une bonne habitude à prendre.
Depuis 10 ans, TERANA accompagne les fédérations de chasse dans bon nombre d’analyses résultant de la faune sauvage et réalise également des autopsies sur les animaux suspects. Ainsi, l’entièreté du territoire TERANA bénéficie de ce partenariat entre les fédérations de chasse de 11 départements (Ardèche, Cantal, Cher, Drôme, Indre, Loiret, Loire, Haute-Loire, Nièvre, Puy-de-Dôme et Rhône).
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