Accueil / Les fleurs comestibles, comment les consommer ?

Publié le 05 juin 2020

Les fleurs égayent nos tables et nos paysages mais également nos assiettes ! Pourquoi consommer des fleurs ? Comment les choisir et les cultiver ? Le point avec Paloma PERRON, auditrice-formatrice en hygiène alimentaire pour le laboratoire TERANA.


Pourquoi consommer des fleurs comestibles ?

La cuisine aux fleurs comestibles combine esthétique et originalité des goûts. Le met est idéal pour rehausser des repas festifs ou pour de petits plaisirs savoureux au quotidien.
Autre atout des fleurs comestibles : elles possèdent des vertus (anti-douleur, réduction du stress…) et regorgent de vitamines. Mais prenez garde ! Toutes les fleurs ne sont pas comestibles ! Par exemple, si toucher un aconit peut vous provoquer des irritations cutanées, consommer cette plante peut s’avérer mortel !


Comment se procurer des fleurs comestibles ?

Récolter des fleurs doit se faire dans des zones autorisées. Comme pour les champignons, la cueillette des fleurs doit s’effectuer avec précaution. Il ne faut consommer que celles dont on est sûr qu’elles soient comestibles, car certaines peuvent s’avérer extrêmement toxiques.

« La cueillette des fleurs sauvages est interdite sur les sites protégés. Il est donc judicieux de s’informer avant sur la réglementation » nous rappelle Paloma PERRON, « il convient aussi d’éviter de collecter les fleurs le long des routes ou près des surfaces agricoles traitées car elles s’y chargent d’éléments toxiques. ».

La méthode la plus sûre pour se procurer des fleurs comestibles de qualité : les cultiver soi-même ! Les graines se plantent au printemps, pour une floraison en été. Pour les moins patients, il est également possible d’acheter directement des plants de fleurs à différents stades de développement.

Le conseil de Paloma : « La règle d’or, pour un jardin beau et bon, c’est de cueillir uniquement ce dont vous avez besoin. Une quinzaine de fleurs suffisent pour décorer les assiettes pour 3 ou 4 personnes. »

Bon à savoir : Les fleurs se conservent dans le bac à légumes du réfrigérateur entre 3 et 10 jours, selon les variétés.

 

Quels plats marier avec des fleurs comestibles ?

 

  • Le bleuet et son goût herbacé, légèrement amer, est parfait pour décorer une salade ou une omelette.
  • Le coquelicot se marie très bien avec les desserts au chocolat. Il est également utilisé en décoration de salades.
  • La rose vous offrira un large panel de choix. Il s’agira de retirer la base blanche des pétales, parfois amère, avant de vous lancer dans la préparation de vos plats salés (ragoût d’agneau, de bœuf, perdreau rôti…) ou sucrés (pétales cristallisées, salade de fruits, crème glacée…).
  • Le parfum de la lavande, jouant sur des notes sucrées et épicées, fera merveille dans vos crèmes brûlées, flans, meringues, glaces et autres gâteaux.

 

Infusion : ces fleurs comestibles qui soignent vos maux

Les fleurs comestibles séchées sont parfaites pour réaliser de délicieuses infusions. Gourmandes, stimulantes, apaisantes ou digestives, chaque moment de la journée a sa tisane.

  • La camomille apaise une digestion difficile, l’anxiété, l’asthme, l’insomnie…
  • L’hibiscus, riche en vitamines A et C, consommé au petit matin, donne un effet « coup de fouet ».
  • Le bleuet, infusé, puis appliqué en compresse, soulage les irritations occulaires et les conjonctivites.
  • La passiflore calme l’anxiété et aide à bien dormir.

Bon à savoir
La plupart des infusions se préparent à une température optimale de 70 à 90°C, afin de préserver les bienfaits des plantes et des fleurs.

 

Manger des fleurs, une pratique intemporelle

Si nous remontons dans le temps, l’Homme s’est nourri de plantes sauvages pendant plusieurs millions d’années. Les fleurs s’invitaient sur tous les banquets de toutes les civilisations.


« L’Histoire nous montre que de nombreuses cultures ont mis les fleurs fraîches en valeur dans leurs préparations culinaires : les Indiens appréciaient les pétales de rose, en Orient les fleurs d’oranger et de citron parfument les contes des mille et une nuits. » raconte Paloma PERRON, « Dans l’Égypte ancienne, et encore aujourd’hui en Turquie, la rose est une matière première pour réaliser une suave confiture de divines sucreries : les loukoums. »

Publié le 3 mars 2020

Le 30 janvier 2020, une trentaine d’acteurs de l’agroalimentaire ont signé un pacte pour mieux communiquer sur les dates de péremption et ainsi moins jeter de produits encore consommables.

Alors que 53 % des Français ne savent pas faire la différence entre la date limite de consommation d’un aliment (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM), notre auditrice-formatrice Paloma PERRON répond aux questions les plus récurrentes.

Peut-on manger un produit après sa date limite de consommation (DLC) ?

Non. Au-delà de la date indiquée sur l’emballage du produit, il faut absolument le jeter. En effet, les aliments périssables sont chargés en eau ce qui favorise le développement de bactéries pathogènes, potentiellement dangereuses pour notre santé.

Date de durabilité minimale (DDM) : kesako ?

Pain, miel, chocolat, épices, café, lait UHT… sont des denrées non périssables. Tous présentent, sur leur emballage, une date de durabilité minimale (ex-DLUO) qui indique que le produit connaîtra une possible altération de ses qualités organoleptiques passée cette date (changement de texture, couleur, odeur…).

Au-delà de cette DDM, le produit reste consommable et ne constituera aucun danger pour notre santé.

Mise en garde toutefois : si l’emballage est endommagé (cabossé, gonflé ou montre des signes de rouille), il convient de jeter le produit.

Et les yaourts, peut-on les manger après leur DLC ?

Les yaourts sont soumis à DLC car ce sont des produits réfrigérés. Toutefois, il est possible de consommer sans danger un yaourt nature après sa DLC. Seul risque : le yaourt peut avoir un goût qui « pique ». Ce sont les ferments lactiques qui le composent qui peuvent acidifier le yaourt.

Attention toutefois aux yaourts mélangés ou sur lit de fruits qui nécessitent un respect strict de la DLC.

Combien de temps pouvons-nous garder nos préparations fait-maison ?

Il ne faut pas conserver plus de 3 jours les produits préparés à la maison. Même règle pour les produits ouverts (boîte de conserve par exemple).

Pour les produits décongelés, les consommer au plus tard le lendemain de la décongélation.

📻 Pour réécouter l’émission diffusée sur RCF Puy-de-Dôme 👇

 

 

Publié le17 février 2020

Qu’on se le dise, l’œuf en lui-même n’est pas dangereux mais certaines mesures de précaution sont à prendre afin d’éviter la contamination avec les nombreuses bactéries présentes sur sa coquille (la plus dangereuse, la salmonelle). Le point avec Paloma PERRON, biologiste, auditrice-formatrice en hygiène des aliments au laboratoire TERANA.

Les 5 mesures de précaution :

1. Ne lavez pas vos œufs avant de les stocker car cela va enlever la pellicule protectrice et va permettre aux bactéries de pénétrer l’œuf et le contaminer
2. Dès la sortie du frigo, consommez très rapidement les œufs
3. Jetez rapidement les coquilles à la poubelle
4. Lavez-vous bien les mains après avoir touché la coquille d’un œuf afin d’éviter les risques de contamination croisée (transport de bactéries sur d’autres surfaces ou aliments)
5. Ne gardez pas les préparations fait-maison à base d’œuf plus de 2-3 jours au frigo (mayonnaise, mousse au chocolat, etc.)

📻 Pour réécouter l’émission diffusée sur RCF Puy-de-Dôme le 06 janvier 2020 👇

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