Accueil / COVID-19 : pourquoi placer les eaux usées sous surveillance ?

Publié le 28 décembre 2021

Depuis quelques semaines, la presse annonce une cinquième vague de contaminations. Des prédictions confirmées par les dernières analyses des eaux usées, effectuées à Marseille, qui révèlent une augmentation de la concentration en Covid-19. Les eaux usées seraient-elles de véritables signaux d’alerte ?

La Covid-19 est éliminée par l’organisme dès que la personne est infectée, qu’elle soit symptomatique ou asymptomatique. Des traces du virus se retrouvent alors dans les eaux usées et ce, avant même l’apparition des symptômes.

« L’analyse des eaux usées constitue un indicateur précoce pour prévenir des épisodes de recrudescence de l’épidémie. Cela permet d’éclairer les décisions des politiques pour mettre en place et/ou renforcer les mesures sanitaires. », explique Karim Zmantar, hydroécologue aux laboratoires TERANA.

Comment détecter le virus dans les eaux usées ?

En station d’épuration, les experts du réseau OBEPINE* recommandent d’effectuer 2 prélèvements par semaine sur un échantillonneur automatique durant 24h. « Cela permet d’avoir un échantillon représentatif de la circulation du virus au sein de la population. », précise Aude Lebaupain, responsable technique PCR à TERANA CHER.

À son arrivée au laboratoire, l’échantillon est traité par ultra-centrifugation afin de décanter les parties solides plus rapidement. Une étape essentielle pour garantir la fiabilité des résultats d’analyse c’est pourquoi TERANA a investi dans du matériel de pointe.

« Nous procédons ensuite à l’extraction de l’ARN viral et son amplification par technique RT-PCR. À l’issue, nous allons pouvoir détecter avec précision la présence du virus et son taux de concentration pour apprécier l’évolution de la contamination sur un territoire. », conclut Aude Lebaupain.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les laboratoires TERANA effectuent les analyses des tests virologiques (dits PCR) de dépistage afin de prêter main-forte aux laboratoires de biologie médicale.

*Observatoire Épidémiologique dans les Eaux Usées

©SATEA63

Publié le 11 mars 2021

Après les écouvillons nasopharyngés, les laboratoires TERANA analysent les tests de dépistage salivaires. Objectif : briser les chaines de contamination dans les établissements scolaires.

Alors que les tests salivaires commencent dans les écoles, les laboratoires TERANA sont plus que jamais mobilisés pour effectuer les analyses virologiques. « Pour analyser les échantillons de salive, nous utilisons la même technique que pour les écouvillons nasopharyngés : la technique RT-PCR qui consiste à détecter le matériel génétique du Covid. Si le test se révèle positif, nous recherchons systématiquement la présence des variants anglais, brésiliens ou sud-africains. », explique Chantal Audeval, responsable technique santé animale à TERANA Nièvre.

Depuis le début du mois de mars, les laboratoires publics du Cher, de la Nièvre et du Puy-de-Dôme sont en ordre de marche pour soutenir la campagne de dépistage dans les établissements scolaires. Une campagne initiée par l’Éducation nationale en accord avec les Agences Régionales de Santé (ARS). Cette surveillance de l’épidémie dans les écoles devrait s’effectuer par des dépistages salivaires réguliers, moins invasifs que les prélèvements par le nez.

« Les prélèvements de salive des élèves sont réalisés sous la responsabilité des laboratoires d’analyses médicales et sous réserve d’une autorisation des parents. Les échantillons nous sont ensuite transmis pour analyse en laboratoire. Nous livrons les résultats pour interprétation par les biologistes. En tant que laboratoire public d’analyses, nous continuons à nous engager dans cette lutte contre le coronavirus et, pour cela, nous mettons à disposition toutes nos compétences, matériel de pointe et notre énergie. », Chantal Audeval, responsable technique santé animale à TERANA Nièvre.

Publié le 12 juin 2020

La peau se plisse et s’épaissit, l’animal peine à marcher… La besnoitiose a frappé. Connue depuis l’époque romaine, cette maladie du bovin était en voie d’extinction en France. Elle revient en force ces dernières années. Quand la suspecter ? Que faire en cas de contamination ?

La besnoitiose : comment se transmet-elle ?

La besnoitiose, également appelée « maladie de la peau d’éléphant » touche particulièrement les bovins, de tout âge, sexe ou race, avec une prédisposition pour ceux dont l’âge se situe entre 1 et 4 ans.

« Cette maladie, aux symptômes impressionnants après quelques mois d’évolution, est due au parasite Besnoitia besnoiti, transmis via des piqûres de mouches piqueuses ou de taons. », explique Hélène Roques, responsable du service santé animale de TERANA Puy-de-Dôme.

Besnoitiose : quels sont les symptômes ?

La besnoitiose procède en trois phases d’intensité croissante, avec des symptômes bien particuliers à chaque étape :

• Phase 1
Durée : 3 à 10 jours
Symptômes : forte fièvre (40-42°), perte d’appétit, les yeux pleurent, le nez coule, la peau est chaude et douloureuse.

• Phase 2
Durée : 1 à 3 semaines
Symptômes : le déplacement devient difficile pour le bovin, on retrouve des œdèmes à la tête, aux extrémités des membres…

• Phase 3
Durée : plusieurs mois
Symptômes : kystes sur le blanc de l’œil, la peau se plisse et s’épaissit, les poils tombent, des crevasses apparaissent au niveau des articulations…

Cette maladie est d’évolution mortelle pour le bovin, et peut entraîner une stérilité chez les taureaux.

La France, nouveau foyer de besnoitiose ?

La besnoitiose était une maladie connue dans le sud de l’Europe (notamment au Portugal et en Espagne). Elle semblait vouée à l’extinction en France dans les années 1970’. Cependant, depuis 1995, la maladie réapparait dans le sud de la France. Année après année, la maladie gagne du terrain et remonte vers le nord. On trouve aujourd’hui des cas dans les 2/3 du territoire national.

Quels sont les risques pour les élevages ?

« Outre la mortalité des bêtes, les plus grosses conséquences pour les exploitations sont économiques : réforme des animaux infectés et achat de nouveaux bovins, coûts des traitements, des euthanasies, pertes de performance à la reproduction… La durée d’engraissement d’une bête malade est plus longue et l’issue est incertaine. Le coût en travail humain supplémentaire est également en hausse (soin du bovin, surveillance…). », poursuit Hélène Roques.

 

Peut-on traiter la besnoitiose ?

Un traitement existe. Cependant, il n’est utile que s’il est appliqué très précocement après la contamination. La guérison ne s’avère toutefois que partielle : au mieux les signes cliniques régressent mais le bovin restera généralement porteur du parasite.

En cas de bovins infectés, il convient de :
Limiter les contacts entre les animaux sains et les animaux contaminés
Évaluer avec son vétérinaire quels sont les animaux à réformer en priorité
Contrôler les animaux avant achat
Limiter la prolifération des insectes piqueurs
Utiliser des aiguilles à usage unique

TERANA prévient des risques d’épidémies animales

Le laboratoire TERANA réalise des diagnostics et des dépistages en santé animale toute l’année. En 2018, les agents TERANA ont effectué plus de 10 000 analyses de besnoitiose. En lien direct avec les vétérinaires, les éleveurs et les GDS, le laboratoire TERANA aide au diagnostic de la maladie, qui, détectée à temps, peut être gérée afin de limiter les pertes financières importantes pour les professionnels de l’élevage.

Publié le 18 mars 2020

Suite à la fermeture imposée des bars et des restaurants jusqu’au 15 avril 2020, TERANA vous prodigue ses conseils d’expert pour congeler, assurer la vente à emporter ou donner vos denrées afin de limiter vos pertes mais aussi le gaspillage alimentaire.

LA CONGÉLATION DES DENRÉES ALIMENTAIRES

Compte tenu de la réglementation européenne (Paquet Hygiène) et française, et de l’instruction technique DGAL/SDSSA/2017-164 concernant les activités de commerce de détail et de transport de produits d’origine animale et de denrées alimentaires en contenant, TERANA vous propose une procédure de congélation exceptionnelle.

En temps normal, la congélation doit être définie dans le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS). Elle doit être encadrée par une procédure et validée par des analyses. Comme tout « process spécifique », il doit être surveillé et faire l’objet d’un enregistrement rigoureux.

Quels produits alimentaires congeler ?

Les matières premières non déballées (viande, légumes, produits non cuisinés)
• Étape 1 : respecter une date limite de consommation (DLC) restant jusqu’à son expiration égale ou supérieure à 5 jours (lors de la congélation, le produit doit être encore consommable sous 5 jours).
• Étape 2 : suremballer le produit avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

Les matières premières déballées (ex. sous-vide)
• Étape 1 : privilégier une cuisson pour assainir le produit.
• Étape 2 : emballer et étiqueter avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

Les plats élaborés sur place
• Étape 1 : ne congeler que les préparations du jour J.
• Étape 2 : emballer et étiqueter avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

  Attention ! Il est interdit de congeler des steaks hachés frais !

 

Comment congeler les produits alimentaires ?


• Cellule de refroidissement
Sans mode de congélation : faire refroidir le produit jusqu’à -5°C le plus rapidement possible afin de limiter le développement des cristaux au moment du passage de l’eau à l’état solide.
Avec mode congélation : activer le mode congélation et dérouler un cycle entier. Lorsque le produit a atteint la température de -12°C, il peut être placé en chambre froide négative pour être conservé à -18°C.

• Chambre froide négative
Placer les denrées en chambre froide négative de préférence sur l’étagère la plus proche de l’évaporateur pour qu’elles atteignent -18°C le plus rapidement possible.

• Cellule de surgélation
Lancer un cycle de surgélation. Lorsque le produit a atteint -18°C, il pourra être placé en chambre froide négative pour être conservé à -18°C

• Bahut, armoire froide négative et autres enceintes de stockage négatif
Seuls les équipements performants ayant une mention    pourront être utilisés pour congeler des denrées alimentaires. Placer les denrées alimentaires dans l’enceinte de stockage pour qu’elles atteignent -18°C le plus rapidement possible.

Quelle traçabilité pour la congélation de produits alimentaires ?

Pour toutes les denrées alimentaires congelées, vous devez procéder à un enregistrement de cette opération en mentionnant :
• Le nom de la denrée
• La date de congélation
• La quantité
• L’heure de mise en congélation
• La température de mise en congélation
• L’heure de fin de congélation
• La température de fin de congélation.

 

 

LA VENTE À EMPORTER

L’arrêté du 14 mars 2020 prévoit la fermeture des lieux publics non essentiels et ce, jusqu’au 15 avril 2020. Toutefois, les restaurants et débits de boisson peuvent maintenir leurs activités de vente à emporter et de livraison, ce qui permet aux établissements qui le peuvent d’écouler leurs denrées alimentaires et de limiter ainsi l’impact économique de l’épidémie de Covid 19 sur leur activité.

LE DON DE DENRÉES ALIMENTAIRES

Les restaurateurs qui le souhaitent peuvent également donner (céder à titre gratuit) leurs denrées alimentaires à leurs personnels et/ou à des associations d’aide alimentaire.

Quels produits puis-je donner ?

• Toutes denrées alimentaires soumises à une date limite de consommation (DLC), le délai restant jusqu’à son expiration est, au jour de prise en charge du don par l’association, égal ou supérieur à 48 heures.
• Toutes denrées animales à condition qu’elles soient emballées hermétiquement.
• Excédents de plats élaborés à condition qu’ils soient emballés hermétiquement et que la température de conservation est été maintenue correctement en liaison chaude supérieure à +63°C ou en liaison froide inférieure à +10°C.
• Pour rappel, il est interdit de refroidir ou de remettre à température les produits plus d’une fois.

  Attention ! Interdiction de donner des viandes hachées, pâtisseries réfrigérées à base de crème pâtissière, crème chantilly, coquillages et crustacés, steaks hachés frais, abats frais, farces et produits farcis.

 

À qui puis-je donner mes denrées alimentaires ?

Compte tenu de la réglementation française et notamment de l’instruction 2017-551 ainsi que le Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène (GBPH) « Distribution de produits alimentaires par des organismes caritatifs », vous pouvez donner vos denrées à deux types de publics : vos personnels et les associations d’aide alimentaire.

• Vos personnels
Si vous souhaitez donner des denrées alimentaires à vos collaborateurs, il vous faudra établir une fiche de dons avec les denrées cédées, les quantités et la signature de l’établissement et celle du receveur. Cette formalisation permettra de quantifier vos pertes et assurer un meilleur suivi par le service comptabilité.

• Les associations d’aide alimentaire
Il est important de formaliser une convention entre les deux parties pour quantifier vos pertes, assurer un meilleur suivi de votre comptabilité et bénéficier d’une réduction fiscale associée au don.
     – En restauration collective : suivre le guide de dons aux associations pour la restauration collective de 2013.
     – En restauration commerciale : respecter la note DGAL/SDSSA/2017-551 « Sécurité sanitaire des dons alimentaires »

 

Quelle traçabilité pour le don de produits alimentaires ?

Les denrées cédées devront être identifiées avec le nom, la date de durabilité maximale (DDM) ou date limite de consommation (DLC), la température de conservation ainsi que la liste des allergènes. Il faudra notamment prévoir une feuille d’enregistrement avec la nature du produit, la date, la quantité, la DLC ou DDM ainsi que la température de départ.

 

JETER LES DENRÉES ALIMENTAIRES

Les denrées qui ne peuvent pas être congelées, ni consommées, ni données doivent être jetées (DLC dépassées, steaks hachés frais non consommés, produits élaborés et mis en place la veille ou avant…)

Pour cela, vous devrez formaliser une feuille de pertes avec le nom des denrées, les quantités ainsi que le motif de la destruction. Quantifier vos pertes vous permettra d’assurer un meilleur suivi de votre comptabilité.

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