Accueil / Nettoyage & désinfection : les bonnes pratiques
Publié le 30 mars 2020

Trier, ranger, dépoussiérer, lessiver… Et si vous profitiez du confinement pour vous lancer dans le grand nettoyage de printemps ? L’occasion d’optimiser son temps pour reprendre le chemin du travail déchargé(e) de ces tâches ménagères chronophages.

Les experts hygiène TERANA vous délivrent leur méthode pour assurer le nettoyage et la désinfection de vos locaux professionnels. Des conseils pour les pros également utilisables à la maison.

Nettoyage & désinfection : quelles différences ?

Le nettoyage permet d’éliminer les résidus et souillures visibles, à l’eau claire ou avec l’aide d’un détergent. La désinfection, quant à elle, permet de détruire les microbes à l’aide d’un désinfectant.

Bon à savoir ! Pour bien désinfecter une surface, il faut l’avoir nettoyée au préalable.

Quels produits de nettoyage utiliser ?

 La plupart des produits professionnels de nettoyage sont nettoyants et désinfectants. Il est important de lire les fiches techniques avant utilisation pour connaître l’action de vos produits. En cuisine, assurez-vous que vos produits soient « aptes au contact alimentaire ».

Attention ! Gare à la toxicité de ces produits chimiques qui peuvent nuire à votre santé. Protégez-vous (lunettes, masque, gants, bottes, tablier…) !

 « Il est important de vous rapprocher de votre fournisseur pour bien choisir vos produits de nettoyage et désinfection en fonction de leur efficacité, de leur temps d’action, de leur compatibilité avec les matériaux présents dans votre entreprise… », Paloma PERRON, biologiste, auditrice-formatrice hygiène des aliments au laboratoire TERANA.

Ménage de printemps : nettoyer les surfaces « oubliées »

 Murs, portes, lustres, étagères… Le ménage de printemps c’est l’occasion de nettoyer les surfaces que l’on laisse souvent au dépourvu, faute de temps. Ci-dessous quelques exemples de surfaces à nettoyer.

  • Etagère : ~1fois /mois
  • Murs, portes et plafonds : ~1fois/mois
  • Chambres froides : ~1fois/mois
  • Fritteuses, fours et grills : selon l’utilisation
  • Monte-charge
  • Economat
  • Machines à glace

Pour nettoyer et désinfecter, il suffit d’avoir du TACT !

T = température
Elle joue un rôle important sur l’efficacité des produits. Dans la phase de nettoyage, l’eau chaude aide à éliminer les graisses. Attention ! Les produits chlorés sont à utiliser à l’eau froide !

A = action mécanique
Il s’agit de l’action de frotter, brosser qui permet d’éliminer les salissures et d’aider leur dissolution dans le détergent. L’usage des éponges, des raclettes mousses et des matériels avec du bois n’est pas recommandé. Préférez les lavettes synthétiques jetables ou lessivables, balais brosse, raclettes en caoutchouc, etc.

C = concentration
Un produit d’entretien surdosé présente un risque de contamination chimique
des surfaces et du matériel, car son rinçage sera plus difficile. De plus, cela représente une dépense d’eau et de produit inutile.
À l’inverse, un produit sous-dosé est inefficace. Privilégiez les systèmes de dosage automatique.

T = temps d’action
Bactéricide, levuricide, fongicide, virucide… chacun son temps d’action !

Bon à savoir ! Pensez à alterner les produits de nettoyage et de désinfection pour éviter la sélection de souches résistantes, de biofilms, etc.

« Dans un contexte professionnel notamment en restauration, il est important de maintenir une traçabilité à jour des opérations de nettoyage et de désinfection. Ces actions doivent faire l’objet d’enregistrements rigoureux dans le cadre du Plan de Maîtrise Sanitaire», Paloma PERRON, biologiste, auditrice-formatrice hygiène des aliments au Laboratoire TERANA.

Une efficacité à vérifier !

Des contrôles visuels doivent être réalisés après chaque action de nettoyage/désinfection.

Afin d’évaluer l’efficacité du plan de nettoyage/désinfection du matériel et des locaux, les professionnels doivent réaliser des analyses de leurs surfaces. En effet, la réglementation européenne impose l’analyse microbiologique des surfaces mais aussi des denrées afin d’assurer la sécurité des consommateurs.

Besoin de conseils ? Contactez-nous à hygiene-alimentaire@labo-terana.fr

Publié le 18 mars 2020

Suite à la fermeture imposée des bars et des restaurants jusqu’au 15 avril 2020, TERANA vous prodigue ses conseils d’expert pour congeler, assurer la vente à emporter ou donner vos denrées afin de limiter vos pertes mais aussi le gaspillage alimentaire.

LA CONGÉLATION DES DENRÉES ALIMENTAIRES

Compte tenu de la réglementation européenne (Paquet Hygiène) et française, et de l’instruction technique DGAL/SDSSA/2017-164 concernant les activités de commerce de détail et de transport de produits d’origine animale et de denrées alimentaires en contenant, TERANA vous propose une procédure de congélation exceptionnelle.

En temps normal, la congélation doit être définie dans le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS). Elle doit être encadrée par une procédure et validée par des analyses. Comme tout « process spécifique », il doit être surveillé et faire l’objet d’un enregistrement rigoureux.

Quels produits alimentaires congeler ?

Les matières premières non déballées (viande, légumes, produits non cuisinés)
• Étape 1 : respecter une date limite de consommation (DLC) restant jusqu’à son expiration égale ou supérieure à 5 jours (lors de la congélation, le produit doit être encore consommable sous 5 jours).
• Étape 2 : suremballer le produit avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

Les matières premières déballées (ex. sous-vide)
• Étape 1 : privilégier une cuisson pour assainir le produit.
• Étape 2 : emballer et étiqueter avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

Les plats élaborés sur place
• Étape 1 : ne congeler que les préparations du jour J.
• Étape 2 : emballer et étiqueter avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

  Attention ! Il est interdit de congeler des steaks hachés frais !

 

Comment congeler les produits alimentaires ?


• Cellule de refroidissement
Sans mode de congélation : faire refroidir le produit jusqu’à -5°C le plus rapidement possible afin de limiter le développement des cristaux au moment du passage de l’eau à l’état solide.
Avec mode congélation : activer le mode congélation et dérouler un cycle entier. Lorsque le produit a atteint la température de -12°C, il peut être placé en chambre froide négative pour être conservé à -18°C.

• Chambre froide négative
Placer les denrées en chambre froide négative de préférence sur l’étagère la plus proche de l’évaporateur pour qu’elles atteignent -18°C le plus rapidement possible.

• Cellule de surgélation
Lancer un cycle de surgélation. Lorsque le produit a atteint -18°C, il pourra être placé en chambre froide négative pour être conservé à -18°C

• Bahut, armoire froide négative et autres enceintes de stockage négatif
Seuls les équipements performants ayant une mention    pourront être utilisés pour congeler des denrées alimentaires. Placer les denrées alimentaires dans l’enceinte de stockage pour qu’elles atteignent -18°C le plus rapidement possible.

Quelle traçabilité pour la congélation de produits alimentaires ?

Pour toutes les denrées alimentaires congelées, vous devez procéder à un enregistrement de cette opération en mentionnant :
• Le nom de la denrée
• La date de congélation
• La quantité
• L’heure de mise en congélation
• La température de mise en congélation
• L’heure de fin de congélation
• La température de fin de congélation.

 

 

LA VENTE À EMPORTER

L’arrêté du 14 mars 2020 prévoit la fermeture des lieux publics non essentiels et ce, jusqu’au 15 avril 2020. Toutefois, les restaurants et débits de boisson peuvent maintenir leurs activités de vente à emporter et de livraison, ce qui permet aux établissements qui le peuvent d’écouler leurs denrées alimentaires et de limiter ainsi l’impact économique de l’épidémie de Covid 19 sur leur activité.

LE DON DE DENRÉES ALIMENTAIRES

Les restaurateurs qui le souhaitent peuvent également donner (céder à titre gratuit) leurs denrées alimentaires à leurs personnels et/ou à des associations d’aide alimentaire.

Quels produits puis-je donner ?

• Toutes denrées alimentaires soumises à une date limite de consommation (DLC), le délai restant jusqu’à son expiration est, au jour de prise en charge du don par l’association, égal ou supérieur à 48 heures.
• Toutes denrées animales à condition qu’elles soient emballées hermétiquement.
• Excédents de plats élaborés à condition qu’ils soient emballés hermétiquement et que la température de conservation est été maintenue correctement en liaison chaude supérieure à +63°C ou en liaison froide inférieure à +10°C.
• Pour rappel, il est interdit de refroidir ou de remettre à température les produits plus d’une fois.

  Attention ! Interdiction de donner des viandes hachées, pâtisseries réfrigérées à base de crème pâtissière, crème chantilly, coquillages et crustacés, steaks hachés frais, abats frais, farces et produits farcis.

 

À qui puis-je donner mes denrées alimentaires ?

Compte tenu de la réglementation française et notamment de l’instruction 2017-551 ainsi que le Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène (GBPH) « Distribution de produits alimentaires par des organismes caritatifs », vous pouvez donner vos denrées à deux types de publics : vos personnels et les associations d’aide alimentaire.

• Vos personnels
Si vous souhaitez donner des denrées alimentaires à vos collaborateurs, il vous faudra établir une fiche de dons avec les denrées cédées, les quantités et la signature de l’établissement et celle du receveur. Cette formalisation permettra de quantifier vos pertes et assurer un meilleur suivi par le service comptabilité.

• Les associations d’aide alimentaire
Il est important de formaliser une convention entre les deux parties pour quantifier vos pertes, assurer un meilleur suivi de votre comptabilité et bénéficier d’une réduction fiscale associée au don.
     – En restauration collective : suivre le guide de dons aux associations pour la restauration collective de 2013.
     – En restauration commerciale : respecter la note DGAL/SDSSA/2017-551 « Sécurité sanitaire des dons alimentaires »

 

Quelle traçabilité pour le don de produits alimentaires ?

Les denrées cédées devront être identifiées avec le nom, la date de durabilité maximale (DDM) ou date limite de consommation (DLC), la température de conservation ainsi que la liste des allergènes. Il faudra notamment prévoir une feuille d’enregistrement avec la nature du produit, la date, la quantité, la DLC ou DDM ainsi que la température de départ.

 

JETER LES DENRÉES ALIMENTAIRES

Les denrées qui ne peuvent pas être congelées, ni consommées, ni données doivent être jetées (DLC dépassées, steaks hachés frais non consommés, produits élaborés et mis en place la veille ou avant…)

Pour cela, vous devrez formaliser une feuille de pertes avec le nom des denrées, les quantités ainsi que le motif de la destruction. Quantifier vos pertes vous permettra d’assurer un meilleur suivi de votre comptabilité.

Publié le 3 mars 2020

Le 30 janvier 2020, une trentaine d’acteurs de l’agroalimentaire ont signé un pacte pour mieux communiquer sur les dates de péremption et ainsi moins jeter de produits encore consommables.

Alors que 53 % des Français ne savent pas faire la différence entre la date limite de consommation d’un aliment (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM), notre auditrice-formatrice Paloma PERRON répond aux questions les plus récurrentes.

Peut-on manger un produit après sa date limite de consommation (DLC) ?

Non. Au-delà de la date indiquée sur l’emballage du produit, il faut absolument le jeter. En effet, les aliments périssables sont chargés en eau ce qui favorise le développement de bactéries pathogènes, potentiellement dangereuses pour notre santé.

Date de durabilité minimale (DDM) : kesako ?

Pain, miel, chocolat, épices, café, lait UHT… sont des denrées non périssables. Tous présentent, sur leur emballage, une date de durabilité minimale (ex-DLUO) qui indique que le produit connaîtra une possible altération de ses qualités organoleptiques passée cette date (changement de texture, couleur, odeur…).

Au-delà de cette DDM, le produit reste consommable et ne constituera aucun danger pour notre santé.

Mise en garde toutefois : si l’emballage est endommagé (cabossé, gonflé ou montre des signes de rouille), il convient de jeter le produit.

Et les yaourts, peut-on les manger après leur DLC ?

Les yaourts sont soumis à DLC car ce sont des produits réfrigérés. Toutefois, il est possible de consommer sans danger un yaourt nature après sa DLC. Seul risque : le yaourt peut avoir un goût qui « pique ». Ce sont les ferments lactiques qui le composent qui peuvent acidifier le yaourt.

Attention toutefois aux yaourts mélangés ou sur lit de fruits qui nécessitent un respect strict de la DLC.

Combien de temps pouvons-nous garder nos préparations fait-maison ?

Il ne faut pas conserver plus de 3 jours les produits préparés à la maison. Même règle pour les produits ouverts (boîte de conserve par exemple).

Pour les produits décongelés, les consommer au plus tard le lendemain de la décongélation.

📻 Pour réécouter l’émission diffusée sur RCF Puy-de-Dôme 👇

 

 

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