Accueil / Réouverture des établissements : gare au risque légionelles !

Publié le 26 mai 2020

La réouverture progressive des établissements scolaires, des infrastructures hôtelières, touristiques et de loisirs ne se fera pas sans s’adapter aux nouvelles mesures sanitaires. Si les nouvelles consignes « Covid » doivent être respectées, d’autres nécessitent également une attention particulière, notamment la surveillance des installations d’eau chaude sanitaire. Après deux mois d’inactivité, le risque de développement de légionelles est réel et les conséquences sur la santé humaine importantes, parfois fatales.

Légionelles : surveiller les installations d’eau chaude sanitaire

Pour éliminer le risque légionelles, plusieurs règlementations sont en vigueur en France. Depuis la mise en application de l’arrêté du 1er février 2010, les établissements recevant du public et mettant à disposition des réseaux d’eau chaude sanitaire doivent faire vérifier et analyser une fois par an leurs installations par des professionnels et effectuer un suivi mensuel de la température.

« En cette période de déconfinement, le risque légionelles est plus que jamais présent. Les deux mois de fermeture, et par conséquent, la non-utilisation du système d’eau chaude sanitaire, entraînent la stagnation de l’eau et parfois sa détérioration bactériologique. » explique Charlotte BEDET, technicienne-préleveuse pour le laboratoire TERANA.


La légionellose, c’est grave docteur ?

La légionellose contamine les personnes uniquement par l’inhalation d’un aérosol (ensemble de fines particules) d’eau infectée.

« Boire de l’eau contaminée ou être en présence d’une personne infectée ne présente donc aucun risque. », précise Axel MOREL, auditeur-formateur pour le laboratoire TERANA.

L’infection survient 2 à 10 jours après l’inhalation.
Si les poumons ne sont pas atteints : la maladie prend alors la forme d’une grippe.
Si les poumons sont atteints : la personne développe la légionellose, une pneumopathie sévère. Elle affecte le système respiratoire et entraine des complications, qui peuvent mener au décès de la personne infectée. Le taux de mortalité de la légionellose est de 10 % en moyenne (chiffres 2018, Santé Publique France).

 

Les légionelles, késako ?

La légionelle est une famille de bactéries. Elle contient notamment la bactérie Legionella pneumophila, qui est à l’origine d’une maladie grave – la légionellose – pouvant affecter le système respiratoire.

Legionella pneumophila, microscopie électronique

Même si la Legionella pneumophila vit dans l’eau douce et les terres humides, elle se développe aisément dans nos installations domestiques. Circuits d’eau chaude sanitaire, systèmes de climatisation, brumisation, arrosages, fontaines, SPA, bains à remous… autant de dispositifs aqueux qui, à une certaine température (entre 25 et 45°C) offrent aux légionelles un lieu de croissance et de prolifération des plus adaptés.

Petite anecdote : La légionellose est également appelée « maladie du légionnaire », en référence à ses conditions de découverte. En effet, en 1976, dans un hôtel de Philadelphie (États-Unis), s’est tenu un congrès réunissant d’anciens combattants de la légion américaine. Près de 200 d’entre eux contractèrent la légionellose et 29 en succombèrent. C’est après ce regrettable incident qu’on découvrit cette bactérie, qui avait été transmise via le système de climatisation de l’hôtel.


Légionelles : TERANA à vos côtés pour éliminer le risque

© Jodie Way

Établissements touristiques, de santé, infrastructures sportives… TERANA accompagne les professionnels dans la surveillance légionelles de leurs réseaux de distribution d’eau chaude sanitaire. 60 ans d’expertise, des équipes qualifiées et réactives vous apportent tous les conseils nécessaires afin de prévenir les risques de contamination.

 

Nos prestations :
• Prélèvements et analyses
• Diagnostic de votre installation
• Accompagnement en cas de contrôles positifs (démarches et traitement)
• Formation au risque légionelles
• Mise en place d’un carnet sanitaire

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Publié le 13 mai 2020

Réquisitionné par les Préfectures de la Loire, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, le laboratoire public d’analyses TERANA est en ordre de marche pour réaliser les analyses virologiques (dites PCR) de dépistage du Covid-19. Les équipes viennent ainsi renforcer les moyens des laboratoires de biologie médicale.

Renforcer la capacité analytique des laboratoires de biologie médicale

Alors que le Gouvernement a annoncé l’objectif de 700 000 tests par semaine à partir du 11 mai, les laboratoires de santé humaine se préparent. Pour atteindre les objectifs, le laboratoire multi-sites UNILIANS, le Centre hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay ainsi que le CHU de Clermont-Ferrand ont décidé de travailler de concert avec le laboratoire TERANA.

Cette mise à disposition des moyens humains et matériels de TERANA n’aurait pas été possible sans ces nouvelles collaborations. En effet, la signature d’une convention de partenariat avec un laboratoire de biologie médicale est la condition obligatoire pour qu’un laboratoire vétérinaire départemental puisse participer officiellement au dispositif de dépistage Covid-19

« Nous sommes très heureux de pouvoir participer activement à l’effort national en mettant à contribution nos équipes plus que jamais mobilisées, nos savoir-faire scientifiques et nos équipements performants. Nous pouvons réaliser jusqu’à 400 analyses PCR par jour ce qui devrait apporter une aide précieuse aux laboratoires d’analyses médicales si leurs capacités analytiques venaient à être dépassées. », se félicite Corinne Chamalet, directrice du laboratoire TERANA Puy-de-Dôme.

400 analyses PCR par jour

Habilité à réaliser des analyses en santé animale, hydrologie et hygiène alimentaire, le laboratoire TERANA entre désormais dans la lutte pour limiter la propagation du Covid-19.

« Nos équipes sont habituées à manier des agents très pathogènes dont certains transmissibles à l’Homme comme le prion, l’agent responsable de la vache folle (ESB) ou encore les salmonelles et la Fièvre Q. Nous sommes équipés pour réaliser des analyses en grande quantité car nous travaillons habituellement pour prévenir des épidémies animales dans les cheptels. », précise Hélène Roques, responsable du service santé animale de TERANA Puy-de-Dôme. Et de poursuivre : « Les tests PCR (Polymerase Chain Reaction) vont nous permettre de rechercher le matériel génétique du virus pour détecter sa présence chez un individu suspecté d’être infecté. Ces analyses virologiques, réalisées à partir d’écouvillons nasaux principalement, seront effectuées sur notre site du Puy-de-Dôme, à Lempdes. »

 

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