Accueil / COVID-19 : pourquoi placer les eaux usées sous surveillance ?

Publié le 28 décembre 2021

Depuis quelques semaines, la presse annonce une cinquième vague de contaminations. Des prédictions confirmées par les dernières analyses des eaux usées, effectuées à Marseille, qui révèlent une augmentation de la concentration en Covid-19. Les eaux usées seraient-elles de véritables signaux d’alerte ?

La Covid-19 est éliminée par l’organisme dès que la personne est infectée, qu’elle soit symptomatique ou asymptomatique. Des traces du virus se retrouvent alors dans les eaux usées et ce, avant même l’apparition des symptômes.

« L’analyse des eaux usées constitue un indicateur précoce pour prévenir des épisodes de recrudescence de l’épidémie. Cela permet d’éclairer les décisions des politiques pour mettre en place et/ou renforcer les mesures sanitaires. », explique Karim Zmantar, hydroécologue aux laboratoires TERANA.

Comment détecter le virus dans les eaux usées ?

En station d’épuration, les experts du réseau OBEPINE* recommandent d’effectuer 2 prélèvements par semaine sur un échantillonneur automatique durant 24h. « Cela permet d’avoir un échantillon représentatif de la circulation du virus au sein de la population. », précise Aude Lebaupain, responsable technique PCR à TERANA CHER.

À son arrivée au laboratoire, l’échantillon est traité par ultra-centrifugation afin de décanter les parties solides plus rapidement. Une étape essentielle pour garantir la fiabilité des résultats d’analyse c’est pourquoi TERANA a investi dans du matériel de pointe.

« Nous procédons ensuite à l’extraction de l’ARN viral et son amplification par technique RT-PCR. À l’issue, nous allons pouvoir détecter avec précision la présence du virus et son taux de concentration pour apprécier l’évolution de la contamination sur un territoire. », conclut Aude Lebaupain.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les laboratoires TERANA effectuent les analyses des tests virologiques (dits PCR) de dépistage afin de prêter main-forte aux laboratoires de biologie médicale.

*Observatoire Épidémiologique dans les Eaux Usées

©SATEA63

Actualisé le 17 juin 2021

L’arrivée des fortes chaleurs ravive l’envie de nous rafraîchir : les piscines reprennent du service ! Dans une époque marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, il est légitime de s’interroger sur le traitement de l’eau de nos piscines. Est-ce obligatoire ? Que surveille-t-on exactement ? Quelles précautions prendre pour les piscines domestiques ? Réponses avec Nicolas BIOULAC et Aurélien DESAUNAY, spécialistes en hydrologie à TERANA CANTAL.

L’eau des piscines sous haute surveillance juridique

Fort lieu de passage, les piscines ouvertes au public (municipales, campings, hôtels…) sont soumises à des règlementations très strictes. Plusieurs articles et arrêtés encadrent la surveillance de l’eau des piscines, notamment l’article D1332-5 du Code de la Santé Publique qui prévoit : « L’eau des bassins doit être filtrée, désinfectée et désinfectante ».

Si l’eau des bassins n’est pas de bonne qualité, bactéries, virus et autres champignons peuvent s’y développer et impacter la santé des baigneurs. Les contrôles d’eau de piscine recevant du public sont donc obligatoires et surveillés par l’Agence Régionale de la Santé. Ils doivent être effectués mensuellement sur la période d’ouverture par des professionnels agréés par le ministère chargé de la santé.

COVID-19 : une réouverture des piscines collectives sous conditions

Après plusieurs mois de fermeture, il est fortement conseillé d’assurer la surveillance de l’eau des bassins mais aussi du réseau d’eau chaude sanitaire pour limiter le risque légionelles.

Une vidange des bassins avant réouverture est aussi recommandée. Quant aux petits bassins, pataugeoires, pédiluves et bains à remous, ils doivent être vidangés totalement, nettoyés et désinfectés.

Les préleveurs d’eau en première ligne pour notre sécurité

Perche de prélèvement

Équipé de son matériel de prélèvement et de mesures, le technicien préleveur effectue le prélèvement directement dans le bassin. Muni d’une perche de prélèvement, il plonge ses flacons dans l’eau pour collecter les échantillons qui seront ensuite analysés en laboratoire.

Appareil de mesures sur site (pH, conductivité)

 

 

Certaines mesures comme le pH, la conductivité, la température ou encore les taux de chlore sont analysés directement sur place par le préleveur à l’aide d’un appareil de mesures.

 

 

 

« Pour le contrôle de la qualité de l’eau de piscine, plusieurs paramètres sont analysés ou recherchés : le pH, la température de l’eau, la conductivité, les différentes formes de chlore, la présence de certains micro-organismes (Flore totale à 36°C, E.coli, Coliformes, Staphylocoques pathogènes, pseudomonas pour les spas) ou encore les matières organiques et chlorures. », explique Aurélien DESAUNAY, responsable technique Eau, pour le laboratoire TERANA CANTAL.

L’odeur de chlore, signe d’une piscine saine ?

Le chlore dégrade les matières organiques (bactéries, peaux-mortes, cheveux…) pour maintenir une eau de qualité et garantir ainsi la santé publique. Il agit au contact de l’eau et se transforme en différents produits chimiques :

Le chlore potentiel (l’ion hypochlorite), qui libère du chlore actif en fonction du pH de l’eau.
Le chlore actif (l’acide hypochloreux), qui va désinfecter l’eau en détruisant les éléments tels que les bactéries, les algues, les virus.
Le chlore combiné (la chloramine), résidu du chlore libre, qui apparaît une fois que celui-ci a fait effet. C’est sa présence qui engendre « l’odeur de chlore ».

« Plus il y a de chlore combiné, moins il y a de chlore actif. Une piscine qui sent trop le chlore est donc due à une trop forte concentration de chlore combiné, signe d’un sous-dosage du chlore. », précise Nicolas BIOULAC, référent prélèvements des eaux pour le laboratoire TERANA CANTAL.

Piscines à la maison : quelles précautions ?

Même dans sa piscine domestique, il est important d’effectuer des contrôles réguliers des concentrations en chlore et de la valeur du pH. Un déséquilibre pourrait engendrer le syndrome des « yeux qui piquent », provoquer des lésions cutanées voire respiratoires.

« Pour une qualité d’eau optimale, il est recommandé d’utiliser un système de filtration en continue au moins 10 heures par jour. », rappelle Nicolas BIOULAC.

Les piscines naturelles, quant à elles, ne reçoivent pas de traitement chimique et sont considérées comme des eaux naturelles de type baignade. Le suivi de la qualité rentre également dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux de loisirs (avec des paramètres complémentaires). Pour les piscines naturelles, ce sont principalement des plantes épuratoires qui vont assainir l’eau. Le nombre de baigneurs doit donc être anticipé pour que la capacité d’épuration des végétaux soit optimale.

TERANA à vos côtés pour garantir une eau de qualité

Agences de l’eau, communes, industriels, cabinets d’études, SATESE… TERANA vous accompagne pour prévenir et contrôler les pollutions de l’eau. Eaux destinées à la consommation humaine, eaux de baignade, eaux de rivière mais aussi eaux usées… Plus de 21 000 échantillons sont analysés chaque année.

Nos prestations :
• Contrôles de potabilité des eaux consommables par les Hommes et les animaux
• Contrôles réglementaires des eaux de piscine, eaux de baignade
• Surveillance de la qualité des eaux de rivière
• Prévention des risques légionelles, prélèvements et analyses réglementés
• Prélèvements et analyses des eaux usées en entrée et sortie de station d’épuration

Publié le 11 mars 2021

Après les écouvillons nasopharyngés, les laboratoires TERANA analysent les tests de dépistage salivaires. Objectif : briser les chaines de contamination dans les établissements scolaires.

Alors que les tests salivaires commencent dans les écoles, les laboratoires TERANA sont plus que jamais mobilisés pour effectuer les analyses virologiques. « Pour analyser les échantillons de salive, nous utilisons la même technique que pour les écouvillons nasopharyngés : la technique RT-PCR qui consiste à détecter le matériel génétique du Covid. Si le test se révèle positif, nous recherchons systématiquement la présence des variants anglais, brésiliens ou sud-africains. », explique Chantal Audeval, responsable technique santé animale à TERANA Nièvre.

Depuis le début du mois de mars, les laboratoires publics du Cher, de la Nièvre et du Puy-de-Dôme sont en ordre de marche pour soutenir la campagne de dépistage dans les établissements scolaires. Une campagne initiée par l’Éducation nationale en accord avec les Agences Régionales de Santé (ARS). Cette surveillance de l’épidémie dans les écoles devrait s’effectuer par des dépistages salivaires réguliers, moins invasifs que les prélèvements par le nez.

« Les prélèvements de salive des élèves sont réalisés sous la responsabilité des laboratoires d’analyses médicales et sous réserve d’une autorisation des parents. Les échantillons nous sont ensuite transmis pour analyse en laboratoire. Nous livrons les résultats pour interprétation par les biologistes. En tant que laboratoire public d’analyses, nous continuons à nous engager dans cette lutte contre le coronavirus et, pour cela, nous mettons à disposition toutes nos compétences, matériel de pointe et notre énergie. », Chantal Audeval, responsable technique santé animale à TERANA Nièvre.

Publié le 25 février 2021

Afin de répondre aux nouvelles directives sanitaires, les laboratoires TERANA effectuent le criblage systématique de tous les tests PCR positifs. Objectif : identifier les variants et assurer la surveillance de la contamination due à ces nouvelles souches.

« Le criblage de tous les tests positifs est obligatoire depuis le 23 janvier. Au sein de nos laboratoires TERANA, nous avons immédiatement répondu à cette directive nationale et détectons les variants anglais et sud-africain/brésilien. Nous rendons les résultats dans les meilleurs délais et les laboratoires médicaux les enregistrent dans la plateforme Si-Dep qui recense tous les résultats des tests au niveau national. », précise Florence Baurier, directrice TERANA Cher.

Coronavirus : TERANA en première ligne

Depuis mai 2020, TERANA est venu prêter main-forte aux laboratoires de biologie médicale pour renforcer leur capacité analytique. En 2020, les trois sites de Bourges (18), Nevers (58) et Lempdes (63) ont analysé plus de 130 000 échantillons Covid-19.

Pour assurer les opérations de criblage, la technique est la même que pour réaliser l’analyse PCR de première intention, comme l’explique Marianne Stopyra, technicienne en biologie moléculaire à TERANA Puy-de-Dôme : « À partir du prélèvement nasopharyngé, nous recherchons le matériel génétique du Covid. Nous assurons alors l’extraction du virus avant de l’amplifier pour détecter sa présence. Pour la phase de criblage, nous réalisons une nouvelle amplification qui nous permettra de déterminer l’existence d’un variant ou non. Semaine 7, nous avons effectué près de 700 criblages sur les 8 000 analyses PCR réalisées au sein de nos laboratoires. »

Après le criblage, le séquençage

Spécialisé en biologie et génétique moléculaires, TERANA Nièvre a proposé aux ARS de mettre à disposition son expertise ainsi que ses équipements de pointe pour réaliser le séquençage du génome du Covid-19.

« Seuls trois ou quatre laboratoires départementaux sont équipés d’un séquenceur NGS (new generation sequencing). Cette technique de biologie moléculaire permet de décrypter la séquence du virus, et d’en pister les différents variants. », conclut Chantal Audeval, responsable technique en santé animale à TERANA Nièvre.

LE SAVIEZ-VOUS ?

TERANA assure également la surveillance du Covid dans les eaux usées issues de stations d’épuration.

En savoir plus

Publié le 17 décembre 2020

TERANA

Créé en 2016, TERANA est un GIP (Groupement d’Intérêt Public) qui regroupe les laboratoires départementaux publics du Cantal, Cher, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme et du Rhône.

Répartis sur cinq sites à Aurillac (15), Bourges (18), Montbrison (42), au Puy-en-Velay (43) et à Lempdes (63), les 160 agents réalisent quotidiennement des analyses sur de nombreuses espèces animales, mais également sur l’eau et les denrées alimentaires.

Objectifs : garantir la sécurité sanitaire et environnementale en prévenant des risques d’épidémies animales, de contaminations alimentaires et de pollution de l’eau.

Pour toujours plus accompagner ses clients agriculteurs, vétérinaires, restaurateurs, hôteliers, communes, industriels et bien d’autres, TERANA propose également ses 60 ans d’expertise en audit et formation sur-mesure (hygiène, gaspillage alimentaire, équilibre nutritionnel, risque légionelles, qualité de l’air en intérieur…).


Objectifs du poste

Réaliser des analyses de dépistage du COVID-19 par PCR dans le respect des modes opératoires, des bonnes pratiques et de la démarche qualité du laboratoire.

Poste à pourvoir à TERANA CHER (laboratoire situé à Bourges).

Activités du poste

Analyser des prélèvements :
– Prendre en charge, accepter et enregistrer des échantillons soumis à analyse ;
– Assurer la réalisation des analyses, appliquer des modes opératoires et des procédures ;
– Valider techniquement et contrôler la qualité des résultats ;
– Alerter sur tout problème technique ;

Participer à la gestion des équipements, des produits, des réactifs et des locaux :
– Utiliser, contrôler et entretenir le matériel ;
– Utiliser et contrôler les consommables et réactifs ;
– Respecter les règles d’hygiène et de sécurité au travail (utilisation de EPI, …) ;
– Trier et conditionner les déchets spécifiques ;
– Assurer le nettoyage de son poste de travail ;

Participer au système qualité :
– Effectuer les enregistrements nécessaires à la traçabilité ;

Liens fonctionnels

Vous intégrez l’équipe du service santé animale est composée de 6 agents. Vous travaillerez sous l’autorité du directeur adjoint du service santé animale et administratif.

Compétences requises

1- Connaissances professionnelles
– Connaissance des pratiques en laboratoire, et techniques d’analyses
– Une expérience de biologie moléculaire serait un plus
– Règles d’hygiène et de sécurité

2- Compétences techniques
– Réceptionner et enregistrer les demandes d’analyses
– Contrôler la conformité des prélèvements en fonction des protocoles et procédures du laboratoire
– Utiliser les outils informatiques
– Effectuer des analyses biologiques par technique PCR
– Assurer la qualité du processus analytique (traçabilité, contrôle…) Vérifier le bon fonctionnement du matériel (utilisation, contrôle de maintenance)

3- Aptitudes professionnelles
– Rigueur
– Aptitude au travail en équipe
– Savoir alerter et rendre compte
– Disponibilité

Formation ou expérience de base

Technicien de laboratoire


Contraintes du poste

– Manipulation de produits potentiellement dangereux, d’agents infectieux et/ou de liquides ou milieux biologiques potentiellement contaminés. Respect permanent des règles de protection individuelle et collective.

 

Caractéristiques du poste

– Poste à temps complet : 39h
– Catégorie B
– Cadre d’emplois : Technicien

Contacts

TERANA CHER
216 rue Louis Mallet
18000 BOURGES
Téléphone : 02 48 21 15 31

>> Florence BAURIER, directrice du site du Cher et Cléa LECLERC, directrice adjointe du service santé animale et administratif.

Merci d’envoyer votre lettre de candidature et votre curriculum vitae détaillé à : rh@labo-terana.fr

Publié le 09/09/2020

Les dépistages Covid-19 étant de plus en plus nombreux, les laboratoires vétérinaires départementaux viennent renforcer les moyens des laboratoires de biologie médicale. Habilité à réaliser des analyses en santé animale, hydrologie et hygiène alimentaire, TERANA est plus que jamais mobilisé.

Implanté à Bourges, TERANA CHER est en ordre de marche depuis le 13 mai 2020. Objectif : renforcer la capacité analytique d’un laboratoire de biologie médicale berruyer. Le site comptabilise plus de 5 000 analyses virologiques (dites PCR) de dépistage de la Covid-19.

« La population se fait de plus en plus tester c’est pourquoi nous avons dû tripler le nombre d’analyses depuis début septembre. Nous avons ainsi franchi les 270 analyses par jour. », explique Florence Baurier, directrice TERANA CHER.

Le 1er septembre 2020, les équipes de TERANA PUY-DE-DÔME commencent elles aussi les premiers tests virologiques Covid-19 pour soutenir deux laboratoires de biologie médicale dans la Loire. Près de 400 écouvillons sont analysés chaque jour sur le site de Lempdes. « À ce jour, plus de 2 000 échantillons ont déjà été analysés par nos techniciens. », précise David Stopyra, directeur adjoint TERANA PUY-DE-DOME.

« Nos équipes sont habituées à manier des agents très pathogènes dont certains transmissibles à l’Homme comme le prion, l’agent responsable de la vache folle (ESB) ou encore les salmonelles et la Fièvre Q. Nous sommes équipés pour réaliser des analyses en grande quantité car nous travaillons habituellement pour prévenir des épidémies animales dans les cheptels. », précise Hélène Roques, responsable du service santé animale de TERANA Puy-de-Dôme. Et de poursuivre : « Les tests PCR (Polymerase Chain Reaction) nous permettent de rechercher le matériel génétique du virus pour détecter sa présence chez un individu suspecté d’être infecté. Ces analyses virologiques, réalisées à partir d’écouvillons nasaux principalement, sont effectuées sur nos sites du Cher et du Puy-de-Dôme. »

 

Publié le 13 mai 2020

Réquisitionné par les Préfectures de la Loire, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, le laboratoire public d’analyses TERANA est en ordre de marche pour réaliser les analyses virologiques (dites PCR) de dépistage du Covid-19. Les équipes viennent ainsi renforcer les moyens des laboratoires de biologie médicale.

Renforcer la capacité analytique des laboratoires de biologie médicale

Alors que le Gouvernement a annoncé l’objectif de 700 000 tests par semaine à partir du 11 mai, les laboratoires de santé humaine se préparent. Pour atteindre les objectifs, le laboratoire multi-sites UNILIANS, le Centre hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay ainsi que le CHU de Clermont-Ferrand ont décidé de travailler de concert avec le laboratoire TERANA.

Cette mise à disposition des moyens humains et matériels de TERANA n’aurait pas été possible sans ces nouvelles collaborations. En effet, la signature d’une convention de partenariat avec un laboratoire de biologie médicale est la condition obligatoire pour qu’un laboratoire vétérinaire départemental puisse participer officiellement au dispositif de dépistage Covid-19

« Nous sommes très heureux de pouvoir participer activement à l’effort national en mettant à contribution nos équipes plus que jamais mobilisées, nos savoir-faire scientifiques et nos équipements performants. Nous pouvons réaliser jusqu’à 400 analyses PCR par jour ce qui devrait apporter une aide précieuse aux laboratoires d’analyses médicales si leurs capacités analytiques venaient à être dépassées. », se félicite Corinne Chamalet, directrice du laboratoire TERANA Puy-de-Dôme.

400 analyses PCR par jour

Habilité à réaliser des analyses en santé animale, hydrologie et hygiène alimentaire, le laboratoire TERANA entre désormais dans la lutte pour limiter la propagation du Covid-19.

« Nos équipes sont habituées à manier des agents très pathogènes dont certains transmissibles à l’Homme comme le prion, l’agent responsable de la vache folle (ESB) ou encore les salmonelles et la Fièvre Q. Nous sommes équipés pour réaliser des analyses en grande quantité car nous travaillons habituellement pour prévenir des épidémies animales dans les cheptels. », précise Hélène Roques, responsable du service santé animale de TERANA Puy-de-Dôme. Et de poursuivre : « Les tests PCR (Polymerase Chain Reaction) vont nous permettre de rechercher le matériel génétique du virus pour détecter sa présence chez un individu suspecté d’être infecté. Ces analyses virologiques, réalisées à partir d’écouvillons nasaux principalement, seront effectuées sur notre site du Puy-de-Dôme, à Lempdes. »

 

Publié le 18 mars 2020

Suite à la fermeture imposée des bars et des restaurants jusqu’au 15 avril 2020, TERANA vous prodigue ses conseils d’expert pour congeler, assurer la vente à emporter ou donner vos denrées afin de limiter vos pertes mais aussi le gaspillage alimentaire.

LA CONGÉLATION DES DENRÉES ALIMENTAIRES

Compte tenu de la réglementation européenne (Paquet Hygiène) et française, et de l’instruction technique DGAL/SDSSA/2017-164 concernant les activités de commerce de détail et de transport de produits d’origine animale et de denrées alimentaires en contenant, TERANA vous propose une procédure de congélation exceptionnelle.

En temps normal, la congélation doit être définie dans le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS). Elle doit être encadrée par une procédure et validée par des analyses. Comme tout « process spécifique », il doit être surveillé et faire l’objet d’un enregistrement rigoureux.

Quels produits alimentaires congeler ?

Les matières premières non déballées (viande, légumes, produits non cuisinés)
• Étape 1 : respecter une date limite de consommation (DLC) restant jusqu’à son expiration égale ou supérieure à 5 jours (lors de la congélation, le produit doit être encore consommable sous 5 jours).
• Étape 2 : suremballer le produit avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

Les matières premières déballées (ex. sous-vide)
• Étape 1 : privilégier une cuisson pour assainir le produit.
• Étape 2 : emballer et étiqueter avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

Les plats élaborés sur place
• Étape 1 : ne congeler que les préparations du jour J.
• Étape 2 : emballer et étiqueter avec un emballage à contact alimentaire   fermé (bac plastique avec couvercle…).
• Étape 3 : identifier en indiquant le nom du produit, la date de congélation et appliquer une date de durabilité minimum de 2 mois.

  Attention ! Il est interdit de congeler des steaks hachés frais !

 

Comment congeler les produits alimentaires ?


• Cellule de refroidissement
Sans mode de congélation : faire refroidir le produit jusqu’à -5°C le plus rapidement possible afin de limiter le développement des cristaux au moment du passage de l’eau à l’état solide.
Avec mode congélation : activer le mode congélation et dérouler un cycle entier. Lorsque le produit a atteint la température de -12°C, il peut être placé en chambre froide négative pour être conservé à -18°C.

• Chambre froide négative
Placer les denrées en chambre froide négative de préférence sur l’étagère la plus proche de l’évaporateur pour qu’elles atteignent -18°C le plus rapidement possible.

• Cellule de surgélation
Lancer un cycle de surgélation. Lorsque le produit a atteint -18°C, il pourra être placé en chambre froide négative pour être conservé à -18°C

• Bahut, armoire froide négative et autres enceintes de stockage négatif
Seuls les équipements performants ayant une mention    pourront être utilisés pour congeler des denrées alimentaires. Placer les denrées alimentaires dans l’enceinte de stockage pour qu’elles atteignent -18°C le plus rapidement possible.

Quelle traçabilité pour la congélation de produits alimentaires ?

Pour toutes les denrées alimentaires congelées, vous devez procéder à un enregistrement de cette opération en mentionnant :
• Le nom de la denrée
• La date de congélation
• La quantité
• L’heure de mise en congélation
• La température de mise en congélation
• L’heure de fin de congélation
• La température de fin de congélation.

 

 

LA VENTE À EMPORTER

L’arrêté du 14 mars 2020 prévoit la fermeture des lieux publics non essentiels et ce, jusqu’au 15 avril 2020. Toutefois, les restaurants et débits de boisson peuvent maintenir leurs activités de vente à emporter et de livraison, ce qui permet aux établissements qui le peuvent d’écouler leurs denrées alimentaires et de limiter ainsi l’impact économique de l’épidémie de Covid 19 sur leur activité.

LE DON DE DENRÉES ALIMENTAIRES

Les restaurateurs qui le souhaitent peuvent également donner (céder à titre gratuit) leurs denrées alimentaires à leurs personnels et/ou à des associations d’aide alimentaire.

Quels produits puis-je donner ?

• Toutes denrées alimentaires soumises à une date limite de consommation (DLC), le délai restant jusqu’à son expiration est, au jour de prise en charge du don par l’association, égal ou supérieur à 48 heures.
• Toutes denrées animales à condition qu’elles soient emballées hermétiquement.
• Excédents de plats élaborés à condition qu’ils soient emballés hermétiquement et que la température de conservation est été maintenue correctement en liaison chaude supérieure à +63°C ou en liaison froide inférieure à +10°C.
• Pour rappel, il est interdit de refroidir ou de remettre à température les produits plus d’une fois.

  Attention ! Interdiction de donner des viandes hachées, pâtisseries réfrigérées à base de crème pâtissière, crème chantilly, coquillages et crustacés, steaks hachés frais, abats frais, farces et produits farcis.

 

À qui puis-je donner mes denrées alimentaires ?

Compte tenu de la réglementation française et notamment de l’instruction 2017-551 ainsi que le Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène (GBPH) « Distribution de produits alimentaires par des organismes caritatifs », vous pouvez donner vos denrées à deux types de publics : vos personnels et les associations d’aide alimentaire.

• Vos personnels
Si vous souhaitez donner des denrées alimentaires à vos collaborateurs, il vous faudra établir une fiche de dons avec les denrées cédées, les quantités et la signature de l’établissement et celle du receveur. Cette formalisation permettra de quantifier vos pertes et assurer un meilleur suivi par le service comptabilité.

• Les associations d’aide alimentaire
Il est important de formaliser une convention entre les deux parties pour quantifier vos pertes, assurer un meilleur suivi de votre comptabilité et bénéficier d’une réduction fiscale associée au don.
     – En restauration collective : suivre le guide de dons aux associations pour la restauration collective de 2013.
     – En restauration commerciale : respecter la note DGAL/SDSSA/2017-551 « Sécurité sanitaire des dons alimentaires »

 

Quelle traçabilité pour le don de produits alimentaires ?

Les denrées cédées devront être identifiées avec le nom, la date de durabilité maximale (DDM) ou date limite de consommation (DLC), la température de conservation ainsi que la liste des allergènes. Il faudra notamment prévoir une feuille d’enregistrement avec la nature du produit, la date, la quantité, la DLC ou DDM ainsi que la température de départ.

 

JETER LES DENRÉES ALIMENTAIRES

Les denrées qui ne peuvent pas être congelées, ni consommées, ni données doivent être jetées (DLC dépassées, steaks hachés frais non consommés, produits élaborés et mis en place la veille ou avant…)

Pour cela, vous devrez formaliser une feuille de pertes avec le nom des denrées, les quantités ainsi que le motif de la destruction. Quantifier vos pertes vous permettra d’assurer un meilleur suivi de votre comptabilité.

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