Accueil / COVID-19 : pourquoi placer les eaux usées sous surveillance ?

Publié le 28 décembre 2021

Depuis quelques semaines, la presse annonce une cinquième vague de contaminations. Des prédictions confirmées par les dernières analyses des eaux usées, effectuées à Marseille, qui révèlent une augmentation de la concentration en Covid-19. Les eaux usées seraient-elles de véritables signaux d’alerte ?

La Covid-19 est éliminée par l’organisme dès que la personne est infectée, qu’elle soit symptomatique ou asymptomatique. Des traces du virus se retrouvent alors dans les eaux usées et ce, avant même l’apparition des symptômes.

« L’analyse des eaux usées constitue un indicateur précoce pour prévenir des épisodes de recrudescence de l’épidémie. Cela permet d’éclairer les décisions des politiques pour mettre en place et/ou renforcer les mesures sanitaires. », explique Karim Zmantar, hydroécologue aux laboratoires TERANA.

Comment détecter le virus dans les eaux usées ?

En station d’épuration, les experts du réseau OBEPINE* recommandent d’effectuer 2 prélèvements par semaine sur un échantillonneur automatique durant 24h. « Cela permet d’avoir un échantillon représentatif de la circulation du virus au sein de la population. », précise Aude Lebaupain, responsable technique PCR à TERANA CHER.

À son arrivée au laboratoire, l’échantillon est traité par ultra-centrifugation afin de décanter les parties solides plus rapidement. Une étape essentielle pour garantir la fiabilité des résultats d’analyse c’est pourquoi TERANA a investi dans du matériel de pointe.

« Nous procédons ensuite à l’extraction de l’ARN viral et son amplification par technique RT-PCR. À l’issue, nous allons pouvoir détecter avec précision la présence du virus et son taux de concentration pour apprécier l’évolution de la contamination sur un territoire. », conclut Aude Lebaupain.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les laboratoires TERANA effectuent les analyses des tests virologiques (dits PCR) de dépistage afin de prêter main-forte aux laboratoires de biologie médicale.

*Observatoire Épidémiologique dans les Eaux Usées

©SATEA63

Publié le 03 juin 2021

Alors que la journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments se tient le 07 juin 2021, nos experts en hygiène vous expliquent ce que prévoit la réglementation* pour éviter les contaminations alimentaires et ainsi assurer la sécurité des consommateurs.

Les productions alimentaires au microscope…

Artisans de bouche, professionnels de la restauration, industriels… TERANA met à disposition de la filière agro-alimentaire son expertise en matière de sécurité des aliments. Tous doivent veiller au bon respect des règles d’hygiène. Pour cela, la règlementation européenne* prévoit la réalisation d’autocontrôles c’est-à-dire faire analyser les productions alimentaires, les matières premières mais aussi le matériel. 

Afin d’aider les professionnels à être en conformité avec ces exigences*, nos six laboratoires effectuent des analyses microbiologiques de denrées et de surfaces. Nos équipes assurent la collecte des échantillons sur les départements du Cantal, Cher, Loire, Haute-Loire, Nièvre et Puy-de-Dôme.

*Selon le règlement (CE) 2073/2005 et conformément à l’article 4 du règlement (CE) n°852/2004

… pour éviter les contaminations

Listéria, Salmonelles ou encore Escherichia coli… peuvent être à l’origine d’intoxications alimentaires qui provoquent, le plus souvent, des troubles gastro-intestinaux. L’analyse des productions alimentaires permet ainsi de détecter les non-conformités et d’agir rapidement en cas de présence de bactéries.

Des professionnels formés à l’hygiène

TERANA dispose d’une équipe de formateurs-auditeurs experts en hygiène. Ils auditent, forment et conseillent les professionnels de l’agro-alimentaire. Ils les accompagnent également dans l’établissement de leur Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) / Méthode HACCP jusqu’à la validation par les autorités compétentes.

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© Jodie Way

Publié le 25 février 2021

Afin de répondre aux nouvelles directives sanitaires, les laboratoires TERANA effectuent le criblage systématique de tous les tests PCR positifs. Objectif : identifier les variants et assurer la surveillance de la contamination due à ces nouvelles souches.

« Le criblage de tous les tests positifs est obligatoire depuis le 23 janvier. Au sein de nos laboratoires TERANA, nous avons immédiatement répondu à cette directive nationale et détectons les variants anglais et sud-africain/brésilien. Nous rendons les résultats dans les meilleurs délais et les laboratoires médicaux les enregistrent dans la plateforme Si-Dep qui recense tous les résultats des tests au niveau national. », précise Florence Baurier, directrice TERANA Cher.

Coronavirus : TERANA en première ligne

Depuis mai 2020, TERANA est venu prêter main-forte aux laboratoires de biologie médicale pour renforcer leur capacité analytique. En 2020, les trois sites de Bourges (18), Nevers (58) et Lempdes (63) ont analysé plus de 130 000 échantillons Covid-19.

Pour assurer les opérations de criblage, la technique est la même que pour réaliser l’analyse PCR de première intention, comme l’explique Marianne Stopyra, technicienne en biologie moléculaire à TERANA Puy-de-Dôme : « À partir du prélèvement nasopharyngé, nous recherchons le matériel génétique du Covid. Nous assurons alors l’extraction du virus avant de l’amplifier pour détecter sa présence. Pour la phase de criblage, nous réalisons une nouvelle amplification qui nous permettra de déterminer l’existence d’un variant ou non. Semaine 7, nous avons effectué près de 700 criblages sur les 8 000 analyses PCR réalisées au sein de nos laboratoires. »

Après le criblage, le séquençage

Spécialisé en biologie et génétique moléculaires, TERANA Nièvre a proposé aux ARS de mettre à disposition son expertise ainsi que ses équipements de pointe pour réaliser le séquençage du génome du Covid-19.

« Seuls trois ou quatre laboratoires départementaux sont équipés d’un séquenceur NGS (new generation sequencing). Cette technique de biologie moléculaire permet de décrypter la séquence du virus, et d’en pister les différents variants. », conclut Chantal Audeval, responsable technique en santé animale à TERANA Nièvre.

LE SAVIEZ-VOUS ?

TERANA assure également la surveillance du Covid dans les eaux usées issues de stations d’épuration.

En savoir plus


Publié le 02 novembre 2020

D’après l’OMS*, 70% des agents pathogènes ont des réservoirs animaux notamment la faune sauvage. Ce qui explique pourquoi la surveillance de la faune sauvage est devenue un véritable enjeu de santé publique ces dernières années. Qui se charge de surveiller les maladies infectieuses en milieu naturel ? Pourquoi et comment ? Le point avec Florence Baurier, vétérinaire et directrice TERANA CHER.

Qui surveille la faune sauvage et pourquoi ?

En France, l’Office Français de la Biodiversité (OFB) effectue une épidémio-surveillance des maladies de la faune sauvage au travers du réseau SAGIR (Surveiller pour Agir), créé en 1986. Objectif : surveiller l’état de santé des animaux sauvages (oiseaux et mammifères) pour mieux anticiper les risques sanitaires.

« Les maladies infectieuses en faune sauvage constituent une réelle menace pour la santé publique, l’environnement mais aussi pour l’économie. En cas de contaminations des animaux de rente, ces maladies peuvent provoquer des pertes économiques considérables pour les éleveurs », explique Florence Baurier, directrice TERANA CHER.

Cette surveillance de la faune sauvage mobilise plusieurs acteurs notamment les Fédérations des chasseurs, l’Office français de la biodiversité ainsi que les laboratoires vétérinaires départementaux.

Comment surveiller les maladies infectieuses en milieu sauvage ?

Contrairement aux animaux domestiques et d’élevage, surveiller l’état de santé des animaux sauvages n’est pas simple. « Pour contrôler les virus qui circulent dans la faune, nous analysons les mortalités suspectes d’animaux sauvages comme des morts inexpliquées ou groupées. »

Lors d’une mort suspecte, l’alerte est souvent donnée par la Fédération de la chasse locale (ou les services départementaux de l’OFB) qui transmet le cadavre aux laboratoires départementaux pour autopsie et analyses complémentaires.

« En laboratoire, nous allons identifier les facteurs de mortalité si l’état de décomposition du cadavre le permet. Nous enregistrons ensuite les résultats d’analyses dans une base de données nationale qui permet à l’OFB d’identifier les risques éventuels et lancer, si besoin, une alerte au niveau départemental, régional ou national. », ajoute Florence Baurier, directrice TERANA CHER.

TERANA, acteur engagé dans la surveillance de la faune sauvage

Sangliers, chevreuils, lapins, oiseaux… Plus de 150 animaux de la faune sauvage sont autopsiés chaque année au sein des cinq laboratoires TERANA.

« Quand on accueille le cadavre d’un animal pour autopsie, on doit suivre un protocole strict pour éviter tout risque de contamination dans l’environnement car certains virus sont transmissibles à l’Homme et aux animaux domestiques. Au cours de l’examen post-mortem, nous identifions les lésions principales et réalisons si nécessaire des analyses complémentaires pour déterminer les causes de la mort de l’animal. Nous établissons, ce que l’on appelle dans notre jargon, le processus pathologique principal avec un indice de confiance qui permet de classifier le niveau de certitude de notre diagnostic. », explique Florence Baurier en charge des autopsies faune sauvage à TERANA CHER.


Quelles maladies de la faune sauvage surveille-t-on particulièrement ?

Peste porcine africaine

L’alerte a été donnée par le réseau SAGIR fin 2018. Cette maladie, qui touche les porcs (sangliers et cochons d’élevage), progresse dans l’Est de l’Europe notamment en Belgique, Allemagne, Roumanie ou encore en Ukraine. « À ce jour, la France n’a identifié aucun cas de peste porcine africaine sur son territoire. Pour conserver ce statut, il faut rester vigilant car les pays voisins sont particulièrement touchés. Ce virus n’est pas transmissible à l’Homme mais il est extrêmement mortel pour les porcs et peut causer de grosses pertes économiques pour les éleveurs de cochons. ».

Influenza aviaire

Le virus peut prendre une forme « hautement pathogène » qui affecte particulièrement les oiseaux d’eau migrateurs tels que les cygnes, les échassiers (hérons…) et certains rapaces. « Si l’on retrouve des morts groupées d’oiseaux, nous allons tout de suite analyser les cadavres pour vérifier les causes. Dans le sud-ouest par exemple, des milliers de canards d’élevage ont été abattus car des foyers de la maladie avaient été détectés. »

*OMS : Organisation Mondiale de la Santé

 

Publié le 22 octobre 2020

En France, seule une quinzaine de laboratoires sont habilités à mesurer le taux de contaminants radioactifs éventuellement présents dans un produit comestible.

Myrtilles, champignons, plantes médicinales, baies, produits bio… TERANA PUY-DE-DÔME délivre les certificats de conformité relatifs à la non-contamination radioactive d’aliments. En 2019, plus de 200 échantillons ont été analysés à TERANA PUY-DE-DÔME.

« Les champignons, les feuilles et autres baies sont sensibles à la radioactivité ambiante car ils se nourrissent de débris végétaux et sont capables d’en extraire des éléments radioactifs. Les pieds de mouton, par exemple, sont particulièrement sensibles à la radioactivité. », explique Vincent Kindt, technicien TERANA PUY-DE-DOME.

« Il ne faut pas avoir peur de manger car les conditions sanitaires n’ont jamais été aussi sûres ! »

« Nous broyons l’échantillon pour qu’il soit homogène. Ensuite, nous le déposons dans le détecteur de radioactivité. L’échantillon va alors émettre des rayonnements radioactifs. Les séquences d’analyses peuvent durer 3 heures. Nous allons pouvoir évaluer quels sont les radioéléments présents dans l’échantillon et dans quelle quantité. », poursuit Julie Mage, responsable hygiène alimentaire TERANA PUY-DE-DÔME.


Accrédité depuis 2011, le pôle radioactivité TERANA Puy-de-Dôme a été créé en 1986 à la suite de l’incident nucléaire de Tchernobyl pour répondre à une mission de surveillance sur le territoire.

« Depuis Fukushima, la règlementation a été renforcée. Désormais, le seuil critique d’alerte en France est de 1000 becquerels/kg. Qu’on se rassure, ce seuil est très rarement dépassé. », ajoute Julie Mage.

Certains pays tels que le Japon et le Bangladesh imposent aux entreprises exportatrices de denrées alimentaires de réaliser des analyses de radioactivité. Les produits destinés à l’importation font aussi l’objet de contrôles rigoureux notamment lorsqu’ils proviennent des pays de l’Est ou du Japon.

 

Intoxications alimentaires : les conseils pour limiter les risques

 

Actualisé le 01 juillet 2022

De mars à octobre, les tiques sont de sortie. De plus en plus présentes en France, elles sont connues pour propager des maladies. Comment se comporte une tique ? Comment la retirer ? Quels sont les risques ? Explications avec Guillaume CHEVALIER et Johnny POIRIER, docteurs vétérinaires aux laboratoires TERANA.

 

Tique : l’acarien suceur de sang

« Contrairement aux idées reçues, la tique n’est pas un insecte. Elle possède quatre paires de pattes, et est référencée parmi les acariens. » explique Guillaume CHEVALIER, docteur vétérinaire au laboratoire TERANA Haute-Loire.

La tique vit dans un milieu végétal. Elle affectionne les hautes herbes, buissons et autres repaires en hauteur qui lui permettent de s’accrocher facilement à ses futurs hôtes tout en restant à proximité de points d’hydratation.

Le cycle de vie de la tique commence au sol : l’œuf éclot, la tique naît larve. Elle se métamorphose en nymphe, puis en adulte. Elle part ensuite à la recherche d’un hôte humain ou animal.

Hématophage, la tique se nourrit uniquement du sang qu’elle puise sur son hôte. Après 4 à 5 jours de repas, la tique femelle repue peut peser jusqu’à 600 fois son poids initial. Ce repas sanguin est requis pour la ponte des œufs de la tique femme adulte à chaque stade de son développement.

 

La tique, vectrice de contaminations

La tique est nuisible aux hommes mais aussi aux animaux. Ce n’est pas son caractère « suceuse de sang » qui est à risque, mais sa capacité à transmettre des maladies. La tique « saute » d’hôte en hôte, se nourrit de sangs multiples et peut être contaminée. À la fin de son repas, elle régurgite pour se séparer de son hôte. C’est à cet instant qu’elle propage bactéries, virus et parasites.


« Certaines maladies portées par la tique sont des zoonoses, ce qui signifie qu’elles sont transmissibles de l’animal à l’Homme. », poursuit Guillaume CHEVALIER.

 

Les maladies transmises par les tiques

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme touche les humains et plus rarement les animaux. Non contagieuse, elle connaît une nette progression en France : l’estimation du nombre annuel de cas a doublé entre 2015 et 2018 (source Santé Publique France). Ses symptômes les plus courants : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires… La zone autour de la morsure s’étend généralement, formant une tâche circulaire rouge. Non traitée, la maladie de Lyme expose le malade à des complications sévères pouvant conduire par exemple à une paralysie.


La babésiose

La babésiose (anciennement appelée piroplasmose ) touche en particulier les chiens.

« La babésiose est une maladie parasitaire, qui détruit les globules rouges. On peut la reconnaître par ses symptômes : fièvre élevée, fatigue, perte d’appétit, urine très foncée, jaunisse visible sur les yeux et les muqueuses … », indique Guillaume CHEVALIER. « Il est recommandé de se rendre rapidement chez le vétérinaire. Dans certains cas, la maladie peut évoluer de manière grave, entrainant des troubles locomoteurs, nerveux, ou encore respiratoires. »


L’ehrlichiose

L’ehrlichiose est une maladie bactérienne encore peu connue en France, il y a une quinzaine d’années. Elle touche les bovins, les petits ruminants domestiques ou sauvages, les chevaux et les humains. Elle s’attaque à certains globules blancs : les polynucléaires neutrophiles.

« Les bovins s’infectent principalement dans les pâtures au printemps et à l’automne, durant la saison des tiques. L’ehrlichiose cause fièvre, baisse d’appétit, chute de la production laitière, œdème des pâturons et provoque des avortements. » précise Johnny POIRIER, vétérinaire et responsable santé animale à TERANA Cantal.


L’anaplasmose

L’anaplasmose est une maladie bactérienne qui touche les bovins et les petits ruminants domestiques ou sauvages. Elle s’attaque aux globules rouges et les détruit. Ce n’est pas une zoonose, elle n’est donc pas dangereuse pour l’Homme. 

« L’anaplasmose cause baisse d’appétit, chute de production laitière, douleurs articulaires et surtout anémie, d’où son nom de « piro blanche ». Depuis une dizaine d’années, les éleveurs et les vétérinaires en constatent de plus en plus. » indique Johnny POIRIER.

 

Comment se prémunir des tiques ?

« La lutte contre les tiques touchant les animaux domestiques reste limitée : il existe des stratégies liées à la conduite d’élevage et des traitements adaptés mais ils ne permettent pas de s’assurer de l’absence de tiques.
En termes de conduite d’élevage, la gestion des pâturages est essentielle : il est conseillé d’entretenir les parcelles en broyant les zones en friche et en posant une clôture électrique qui éloignera les animaux des haies.
Quant à la lutte chimique, elle s’appuie sur des traitements acaricides appropriés, avec une portée davantage curative que préventive. » rappelle Johnny POIRIER.

Pour éviter les morsures sur les humains, il est conseillé de se couvrir les bras et les jambes avec des vêtements longs. Des habits clairs permettent de mieux repérer les tiques agrippées dessus. Les broussailles, fougères et hautes herbes sont à éviter.
Après une activité en plein air, il est recommandé d’inspecter soigneusement tout son corps.

 

Que faire en cas de morsure de tique ?

Premiers réflexes après une morsure :
1. Retirer la tique à l’aide d’un tire-tique de préférence
2. Désinfecter la zone de morsure
3. Consulter un médecin
4. Surveiller la zone mordue par la tique pendant le mois suivant pour observer un possible changement cutané.
Les animaux aussi doivent être examinés pour retirer leurs tiques dans les plus brefs délais.

 

Les laboratoires d’analyses en première ligne pour lutter contre les maladies transmises par les tiques

En cas de morsure de tique sur un animal, le vétérinaire peut faire appel à un laboratoire d’analyses pour établir son diagnostic et prescrire le traitement le plus adapté.

« À TERANA Cantal, nous recherchons Anaplasma phagocytophilum (agent de l’ehrlichiose) et Anaplasma marginale (agent de l’anaplasmose). », confie Johnny POIRIER avant de poursuivre :« Nous utilisons nos connaissances en biologie moléculaire pour rechercher la présence de ces bactéries. Nous sommes également capables de détecter la présence d’anticorps dirigés contre l’agent de l’anaplasmose, signe du passage de la bactérie. Par ailleurs, nous travaillons actuellement au développement d’un test qui permet de détecter la présence d’anticorps dirigés contre l’agent de l’ehrlichiose. ».

 

TERANA veille sur la santé animale

Répartis sur 6 départements, les laboratoires TERANA effectuent toute l’année des analyses d’aide au diagnostic vétérinaire, de l’abeille à la vache. Près d’un million d’échantillons sont analysés chaque année.

Publié le 26 mai 2020

La réouverture progressive des établissements scolaires, des infrastructures hôtelières, touristiques et de loisirs ne se fera pas sans s’adapter aux nouvelles mesures sanitaires. Si les nouvelles consignes « Covid » doivent être respectées, d’autres nécessitent également une attention particulière, notamment la surveillance des installations d’eau chaude sanitaire. Après deux mois d’inactivité, le risque de développement de légionelles est réel et les conséquences sur la santé humaine importantes, parfois fatales.

Légionelles : surveiller les installations d’eau chaude sanitaire

Pour éliminer le risque légionelles, plusieurs règlementations sont en vigueur en France. Depuis la mise en application de l’arrêté du 1er février 2010, les établissements recevant du public et mettant à disposition des réseaux d’eau chaude sanitaire doivent faire vérifier et analyser une fois par an leurs installations par des professionnels et effectuer un suivi mensuel de la température.

« En cette période de déconfinement, le risque légionelles est plus que jamais présent. Les deux mois de fermeture, et par conséquent, la non-utilisation du système d’eau chaude sanitaire, entraînent la stagnation de l’eau et parfois sa détérioration bactériologique. » explique Charlotte BEDET, technicienne-préleveuse pour le laboratoire TERANA.


La légionellose, c’est grave docteur ?

La légionellose contamine les personnes uniquement par l’inhalation d’un aérosol (ensemble de fines particules) d’eau infectée.

« Boire de l’eau contaminée ou être en présence d’une personne infectée ne présente donc aucun risque. », précise Axel MOREL, auditeur-formateur pour le laboratoire TERANA.

L’infection survient 2 à 10 jours après l’inhalation.
Si les poumons ne sont pas atteints : la maladie prend alors la forme d’une grippe.
Si les poumons sont atteints : la personne développe la légionellose, une pneumopathie sévère. Elle affecte le système respiratoire et entraine des complications, qui peuvent mener au décès de la personne infectée. Le taux de mortalité de la légionellose est de 10 % en moyenne (chiffres 2018, Santé Publique France).

 

Les légionelles, késako ?

La légionelle est une famille de bactéries. Elle contient notamment la bactérie Legionella pneumophila, qui est à l’origine d’une maladie grave – la légionellose – pouvant affecter le système respiratoire.

Legionella pneumophila, microscopie électronique

Même si la Legionella pneumophila vit dans l’eau douce et les terres humides, elle se développe aisément dans nos installations domestiques. Circuits d’eau chaude sanitaire, systèmes de climatisation, brumisation, arrosages, fontaines, SPA, bains à remous… autant de dispositifs aqueux qui, à une certaine température (entre 25 et 45°C) offrent aux légionelles un lieu de croissance et de prolifération des plus adaptés.

Petite anecdote : La légionellose est également appelée « maladie du légionnaire », en référence à ses conditions de découverte. En effet, en 1976, dans un hôtel de Philadelphie (États-Unis), s’est tenu un congrès réunissant d’anciens combattants de la légion américaine. Près de 200 d’entre eux contractèrent la légionellose et 29 en succombèrent. C’est après ce regrettable incident qu’on découvrit cette bactérie, qui avait été transmise via le système de climatisation de l’hôtel.


Légionelles : TERANA à vos côtés pour éliminer le risque

© Jodie Way

Établissements touristiques, de santé, infrastructures sportives… TERANA accompagne les professionnels dans la surveillance légionelles de leurs réseaux de distribution d’eau chaude sanitaire. 60 ans d’expertise, des équipes qualifiées et réactives vous apportent tous les conseils nécessaires afin de prévenir les risques de contamination.

 

Nos prestations :
• Prélèvements et analyses
• Diagnostic de votre installation
• Accompagnement en cas de contrôles positifs (démarches et traitement)
• Formation au risque légionelles
• Mise en place d’un carnet sanitaire

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Publié le17 février 2020

Qu’on se le dise, l’œuf en lui-même n’est pas dangereux mais certaines mesures de précaution sont à prendre afin d’éviter la contamination avec les nombreuses bactéries présentes sur sa coquille (la plus dangereuse, la salmonelle). Le point avec Paloma PERRON, biologiste, auditrice-formatrice en hygiène des aliments au laboratoire TERANA.

Les 5 mesures de précaution :

1. Ne lavez pas vos œufs avant de les stocker car cela va enlever la pellicule protectrice et va permettre aux bactéries de pénétrer l’œuf et le contaminer
2. Dès la sortie du frigo, consommez très rapidement les œufs
3. Jetez rapidement les coquilles à la poubelle
4. Lavez-vous bien les mains après avoir touché la coquille d’un œuf afin d’éviter les risques de contamination croisée (transport de bactéries sur d’autres surfaces ou aliments)
5. Ne gardez pas les préparations fait-maison à base d’œuf plus de 2-3 jours au frigo (mayonnaise, mousse au chocolat, etc.)

📻 Pour réécouter l’émission diffusée sur RCF Puy-de-Dôme le 06 janvier 2020 👇

Publié le 20 janvier 2020

Comment bien les conserver ? Quand les consommer ? Quelles sont les causes des contaminations et intoxications liées aux huîtres ? Paloma Perron, biologiste, auditrice-formatrice en hygiène des aliments au laboratoire TERANA, distille ses conseils et les mesures de précaution pour consommer des huîtres en toute sérénité.

5 conseils pour consommer des huîtres en toute sérénité :

1. Vérifier l’étiquette de salubrité (nom du producteur, date de conditionnement et le pays d’élevage)
2. Consommer les huîtres jusqu’à 10 jours maximum après la date de conditionnement
3. Les conserver entre 5° et 10°C pour maintenir le coquillage vivant
4. Les ouvrir au plus proche de la consommation
5. Les piquer avec une pointe de couteau pour vérifier si l’huître est toujours vivante

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