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Comment surveille-t-on l’eau des piscines ?

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Publié le 21 juillet 2020

L’arrivée des fortes chaleurs ravive l’envie de nous rafraîchir : les piscines reprennent du service ! Dans une époque marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, il est légitime de s’interroger sur le traitement de l’eau de nos piscines. Est-ce obligatoire ? Que surveille-t-on exactement ? Quelles précautions prendre pour les piscines domestiques ? Réponses avec Nicolas BIOULAC et Aurélien DESAUNAY, spécialistes en hydrologie à TERANA CANTAL.

L’eau des piscines sous haute surveillance juridique

Fort lieu de passage, les piscines ouvertes au public (municipales, campings, hôtels…) sont soumises à des règlementations très strictes. Plusieurs articles et arrêtés encadrent la surveillance de l’eau des piscines, notamment l’article D1332-5 du Code de la Santé Publique qui prévoit : « L’eau des bassins doit être filtrée, désinfectée et désinfectante ».

Si l’eau des bassins n’est pas de bonne qualité, bactéries, virus et autres champignons peuvent s’y développer et impacter la santé des baigneurs. Les contrôles d’eau de piscine recevant du public sont donc obligatoires et surveillés par l’Agence Régionale de la Santé. Ils doivent être effectués mensuellement sur la période d’ouverture par des professionnels agréés par le ministère chargé de la santé.

COVID-19 : une réouverture des piscines collectives sous conditions

Après plusieurs mois de fermeture, il est fortement conseillé d’assurer la surveillance de l’eau des bassins mais aussi du réseau d’eau chaude sanitaire pour limiter le risque légionelles.

Une vidange des bassins avant réouverture est aussi recommandée. Quant aux petits bassins, pataugeoires, pédiluves et bains à remous, ils doivent être vidangés totalement, nettoyés et désinfectés.

Les préleveurs d’eau en première ligne pour notre sécurité

Perche de prélèvement

Équipé de son matériel de prélèvement et de mesures, le technicien préleveur effectue le prélèvement directement dans le bassin. Muni d’une perche de prélèvement, il plonge ses flacons dans l’eau pour collecter les échantillons qui seront ensuite analysés en laboratoire.

Appareil de mesures sur site (pH, conductivité)

 

 

Certaines mesures comme le pH, la conductivité, la température ou encore les taux de chlore sont analysés directement sur place par le préleveur à l’aide d’un appareil de mesures.

 

 

 

« Pour le contrôle de la qualité de l’eau de piscine, plusieurs paramètres sont analysés ou recherchés : le pH, la température de l’eau, la conductivité, les différentes formes de chlore, la présence de certains micro-organismes (Flore totale à 36°C, E.coli, Coliformes, Staphylocoques pathogènes, pseudomonas pour les spas) ou encore les matières organiques et chlorures. », explique Aurélien DESAUNAY, responsable technique Eau, pour le laboratoire TERANA CANTAL.

L’odeur de chlore, signe d’une piscine saine ?

Le chlore dégrade les matières organiques (bactéries, peaux-mortes, cheveux…) pour maintenir une eau de qualité et garantir ainsi la santé publique. Il agit au contact de l’eau et se transforme en différents produits chimiques :

Le chlore potentiel (l’ion hypochlorite), qui libère du chlore actif en fonction du pH de l’eau.
Le chlore actif (l’acide hypochloreux), qui va désinfecter l’eau en détruisant les éléments tels que les bactéries, les algues, les virus.
Le chlore combiné (la chloramine), résidu du chlore libre, qui apparaît une fois que celui-ci a fait effet. C’est sa présence qui engendre « l’odeur de chlore ».

« Plus il y a de chlore combiné, moins il y a de chlore actif. Une piscine qui sent trop le chlore est donc due à une trop forte concentration de chlore combiné, signe d’un sous-dosage du chlore. », précise Nicolas BIOULAC, référent prélèvements des eaux pour le laboratoire TERANA CANTAL.

Piscines à la maison : quelles précautions ?

Même dans sa piscine domestique, il est important d’effectuer des contrôles réguliers des concentrations en chlore et de la valeur du pH. Un déséquilibre pourrait engendrer le syndrome des « yeux qui piquent », provoquer des lésions cutanées voire respiratoires.

« Pour une qualité d’eau optimale, il est recommandé d’utiliser un système de filtration en continue au moins 10 heures par jour. », rappelle Nicolas BIOULAC.

Les piscines naturelles, quant à elles, ne reçoivent pas de traitement chimique et sont considérées comme des eaux naturelles de type baignade. Le suivi de la qualité rentre également dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux de loisirs (avec des paramètres complémentaires). Pour les piscines naturelles, ce sont principalement des plantes épuratoires qui vont assainir l’eau. Le nombre de baigneurs doit donc être anticipé pour que la capacité d’épuration des végétaux soit optimale.

TERANA à vos côtés pour garantir une eau de qualité

Agences de l’eau, communes, industriels, cabinets d’études, SATESE… TERANA vous accompagne pour prévenir et contrôler les pollutions de l’eau. Eaux destinées à la consommation humaine, eaux de baignade, eaux de rivière mais aussi eaux usées… Plus de 21 000 échantillons sont analysés chaque année.

Nos prestations :
• Contrôles de potabilité des eaux consommables par les Hommes et les animaux
• Contrôles réglementaires des eaux de piscine, eaux de baignade
• Surveillance de la qualité des eaux de rivière
• Prévention des risques légionelles, prélèvements et analyses réglementés
• Prélèvements et analyses des eaux usées en entrée et sortie de station d’épuration

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