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Cet été, gare aux tiques !

Publié le 25 août 2020

De mars à octobre, les tiques sont de sortie. De plus en plus présentes en France, elles sont connues pour propager des maladies. Comment se comporte une tique ? Comment la retirer ? Quels sont les risques ? Explications avec Guillaume CHEVALIER et Johnny POIRIER, docteurs vétérinaires aux laboratoires TERANA.

 

Tique : l’acarien suceur de sang

« Contrairement aux idées reçues, la tique n’est pas un insecte. Elle possède quatre paires de pattes, et est référencée parmi les acariens. » explique Guillaume CHEVALIER, docteur vétérinaire au laboratoire TERANA Haute-Loire.

La tique vit dans un milieu végétal. Elle affectionne les hautes herbes, buissons et autres repaires en hauteur qui lui permettent de s’accrocher facilement à ses futurs hôtes tout en restant à proximité de points d’hydratation.

Le cycle de vie de la tique commence au sol : l’œuf éclot, la tique naît larve. Elle se métamorphose en nymphe, puis en adulte. Elle part ensuite à la recherche d’un hôte humain ou animal.

Hématophage, la tique se nourrit uniquement du sang qu’elle puise sur son hôte. Après 4 à 5 jours de repas, la tique femelle repue peut peser jusqu’à 600 fois son poids initial. Ce repas sanguin est requis pour la ponte des œufs de la tique femme adulte à chaque stade de son développement.

 

La tique, vectrice de contaminations

La tique est nuisible aux hommes mais aussi aux animaux. Ce n’est pas son caractère « suceuse de sang » qui est à risque, mais sa capacité à transmettre des maladies. La tique « saute » d’hôte en hôte, se nourrit de sangs multiples et peut être contaminée. À la fin de son repas, elle régurgite pour se séparer de son hôte. C’est à cet instant qu’elle propage bactéries, virus et parasites.


« Certaines maladies portées par la tique sont des zoonoses, ce qui signifie qu’elles sont transmissibles de l’animal à l’Homme. », poursuit Guillaume CHEVALIER.

 

Les maladies transmises par les tiques

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme touche les humains et plus rarement les animaux. Non contagieuse, elle connaît une nette progression en France : l’estimation du nombre annuel de cas a doublé entre 2015 et 2018 (source Santé Publique France). Ses symptômes les plus courants : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires… La zone autour de la morsure s’étend généralement, formant une tâche circulaire rouge. Non traitée, la maladie de Lyme expose le malade à des complications sévères pouvant conduire par exemple à une paralysie.


La babésiose

La babésiose (anciennement appelée piroplasmose ) touche en particulier les chiens.

« La babésiose est une maladie parasitaire, qui détruit les globules rouges. On peut la reconnaître par ses symptômes : fièvre élevée, fatigue, perte d’appétit, urine très foncée, jaunisse visible sur les yeux et les muqueuses … », indique Guillaume CHEVALIER. « Il est recommandé de se rendre rapidement chez le vétérinaire. Dans certains cas, la maladie peut évoluer de manière grave, entrainant des troubles locomoteurs, nerveux, ou encore respiratoires. »


L’ehrlichiose

L’ehrlichiose est une maladie bactérienne encore peu connue en France, il y a une quinzaine d’années. Elle touche les bovins, les petits ruminants domestiques ou sauvages, les chevaux et les humains. Elle s’attaque à certains globules blancs : les polynucléaires neutrophiles.

« Les bovins s’infectent principalement dans les pâtures au printemps et à l’automne, durant la saison des tiques. L’ehrlichiose cause fièvre, baisse d’appétit, chute de la production laitière, œdème des pâturons et provoque des avortements. » précise Johnny POIRIER, vétérinaire et responsable santé animale à TERANA Cantal.


L’anaplasmose

L’anaplasmose est une maladie bactérienne qui touche les bovins et les petits ruminants domestiques ou sauvages. Elle s’attaque aux globules rouges et les détruit. Ce n’est pas une zoonose, elle n’est donc pas dangereuse pour l’Homme. 

« L’anaplasmose cause baisse d’appétit, chute de production laitière, douleurs articulaires et surtout anémie, d’où son nom de « piro blanche ». Depuis une dizaine d’années, les éleveurs et les vétérinaires en constatent de plus en plus. » indique Johnny POIRIER.

 

Comment se prémunir des tiques ?

« La lutte contre les tiques touchant les animaux domestiques reste limitée : il existe des stratégies liées à la conduite d’élevage et des traitements adaptés mais ils ne permettent pas de s’assurer de l’absence de tiques.
En termes de conduite d’élevage, la gestion des pâturages est essentielle : il est conseillé d’entretenir les parcelles en broyant les zones en friche et en posant une clôture électrique qui éloignera les animaux des haies.
Quant à la lutte chimique, elle s’appuie sur des traitements acaricides appropriés, avec une portée davantage curative que préventive. » rappelle Johnny POIRIER.

Pour éviter les morsures sur les humains, il est conseillé de se couvrir les bras et les jambes avec des vêtements longs. Des habits clairs permettent de mieux repérer les tiques agrippées dessus. Les broussailles, fougères et hautes herbes sont à éviter.
Après une activité en plein air, il est recommandé d’inspecter soigneusement tout son corps.

 

Que faire en cas de morsure de tique ?

Premiers réflexes après une morsure :
1. Retirer la tique à l’aide d’un tire-tique de préférence
2. Désinfecter la zone de morsure
3. Consulter un médecin
4. Surveiller la zone mordue par la tique pendant le mois suivant pour observer un possible changement cutané.
Les animaux aussi doivent être examinés pour retirer leurs tiques dans les plus brefs délais.

 

Les laboratoires d’analyses en première ligne pour lutter contre les maladies transmises par les tiques

En cas de morsure de tique sur un animal, le vétérinaire peut faire appel à un laboratoire d’analyses pour établir son diagnostic et prescrire le traitement le plus adapté.

« À TERANA Cantal, nous recherchons Anaplasma phagocytophilum (agent de l’ehrlichiose) et Anaplasma marginale (agent de l’anaplasmose). », confie Johnny POIRIER avant de poursuivre :« Nous utilisons nos connaissances en biologie moléculaire pour rechercher la présence de ces bactéries. Nous sommes également capables de détecter la présence d’anticorps dirigés contre l’agent de l’anaplasmose, signe du passage de la bactérie. Par ailleurs, nous travaillons actuellement au développement d’un test qui permet de détecter la présence d’anticorps dirigés contre l’agent de l’ehrlichiose. ».

 

TERANA veille sur la santé animale

Répartis sur 6 départements, les laboratoires TERANA effectuent toute l’année des analyses d’aide au diagnostic vétérinaire, de l’abeille à la vache. Près d’un million d’échantillons sont analysés chaque année.

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